Libreville, 12 juin 2024 –Convergence Afrique. 

Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du prĂ©sident Ali Bongo, devait reprendre ce mercredi 12 juin son procès devant la Cour criminelle spĂ©ciale. Cependant, son Ă©tat de santĂ© prĂ©occupant l’a conduit Ă  ĂŞtre transportĂ© en urgence dans une structure hospitalière de Libreville la nuit dernière.

Souffrant d’un cancer du cĂ´lon, Laccruche Alihanga a subi une importante rechute, se manifestant par des saignements. Cette situation a causĂ© une grande inquiĂ©tude au sein de sa famille, qui retient son souffle. Selon un proche, cette dĂ©gradation serait due aux nombreuses comparutions devant la session criminelle spĂ©ciale, au cours desquelles il n’a pas pu suivre correctement son traitement. « La justice gabonaise a manquĂ© d’humanitĂ© Ă  cette occasion, » a-t-il ajoutĂ©.

DĂ©terminĂ© Ă  laver son honneur, Laccruche Alihanga a insistĂ© pour participer Ă  ses procès malgrĂ© les mises en garde de ses mĂ©decins, prouvant ainsi qu’il ne cherche pas Ă  fuir ses responsabilitĂ©s. Pourtant, le 3 juin dernier, ses avocats avaient dĂ©noncĂ© ce qu’ils ont qualifiĂ© de « parodie de Justice » et annoncĂ© leur retrait du procès. Cette dĂ©cision avait alors conduit les juges Ă  reporter la date du procès au 12 juin, soit aujourd’hui.

Dans un communiquĂ© conjoint, ses avocats ont rappelĂ© que « l’Ă©tat de santĂ© de notre client s’est gravement dĂ©gradĂ© en raison des annĂ©es d’incarcĂ©ration inhumaines qu’il a subies. » Ils ont soulignĂ© que Laccruche Alihanga, qui a perdu une trentaine de kilos au cours de ses quatre annĂ©es de dĂ©tention Ă  la prison centrale de Libreville, souffre terriblement.

Depuis le dĂ©but des procès de la session criminelle spĂ©ciale, Brice Laccruche Alihanga, poursuivi dans le cadre de l’opĂ©ration Scorpion, n’a jamais manquĂ© une audience, en dĂ©pit de son Ă©tat de santĂ© prĂ©occupant. Son hospitalisation d’urgence intervient Ă  un moment critique, juste avant la reprise de son procès, accentuant les tensions autour de cette affaire.

La situation reste en Ă©volution, et la question de la prise en compte de l’Ă©tat de santĂ© de l’accusĂ© dans la poursuite des procĂ©dures judiciaires demeure au centre des prĂ©occupations.





Assistant Edu Gabon