Libreville-Convergence Afrique.

Au-delà des succès diplomatiques, le porte-parole de la Présidence a longuement abordé la situation nationale, notamment la crise qui secoue le secteur éducatif depuis décembre dernier.

À l’occasion de son point de presse, Théophane Nzam-Nze Biyoghe porte-parole de la Présidence de la République a salué « l’esprit de responsabilité » des enseignants, qualifiés de « soldats du savoir », qui ont regagné les salles de classe. Il a souligné le caractère inédit du mouvement social : « la seule grève de ces vingt dernières années » au cours de laquelle les revendications ont pu être exprimées sans brutalisation ni sanctions administratives.

40 000 postes budgétaires en trois ans
La crise a toutefois révélé des dysfonctionnements plus profonds au sein de l’administration, notamment des lenteurs dans le traitement des dossiers d’intégration.

Pour y remédier, le Chef de l’État a engagé une vaste opération de régularisation. Depuis août 2023, 28 000 postes budgétaires ont été alloués, dont 1 000 pour l’Éducation nationale. La Loi de Finances 2026 prévoit 12 000 postes supplémentaires, dont 4 000 pour le secteur éducatif.

Au total, près de 40 000 postes budgétaires auront été créés en trois ans, un volume inédit selon la Présidence. Une mesure présentée comme progressive et compatible avec les équilibres budgétaires du pays.

Des avancées concrètes
Le porte-parole a également rappelé plusieurs réalisations :

500 salles de classe construites ;

Suppression des frais d’inscription pour plus de 200 000 élèves ;

Rétablissement des bourses scolaires ;

Construction de 48 logements pour enseignants à Owendo et au Lycée Léon Mba.

Ces actions s’inscrivent, selon lui, dans une logique de dialogue, d’écoute et de responsabilité partagée.

« La reconnaissance internationale n’a de sens que si elle se traduit par des dynamiques nationales favorisant le progrès », a-t-il déclaré, mettant en avant la cohérence entre politique extérieure et réformes internes.

Ruth Daniel





Assistant Edu Gabon