À quelques jours des examens de fin d’année, le lycée technique de Fougamou traverse une crise sans précédent. Cet établissement, l’un des tout premiers lycées techniques du pays et un pilier historique de la formation professionnelle dans le département de Tsamba-Magotsi, se retrouve aujourd’hui privé d’électricité, paralysant l’ensemble de ses activités pédagogiques.

L’enseignement technique repose sur des épreuves pratiques, nécessitant l’utilisation de machines, d’ateliers spécialisés et d’équipements lourds. Or, sans électricité, ces infrastructures deviennent inutilisables.
Les élèves, déjà sous pression à l’approche des examens, se retrouvent dans l’impossibilité de s’entraîner, de manipuler les outils et de finaliser les travaux pratiques indispensables à leur réussite.

Selon plusieurs sources internes, les ateliers abritent pourtant des machines coûteuses, acquises au prix de sacrifices financiers considérables. Leur immobilisation prolongée représente non seulement un frein pédagogique, mais aussi un risque de détérioration.

L’absence d’électricité s’accompagne d’un autre problème majeur l’absence de gardiennage.
Dans le noir total, les bâtiments deviennent vulnérables aux intrusions, aux vols et à d’autres formes de délinquance. Les enseignants comme les parents redoutent que des équipements essentiels déjà rares et précieux ne disparaissent ou ne soient endommagés.

Cette situation fragilise davantage un établissement déjà confronté à des défis structurels, alors même qu’il joue un rôle crucial dans la formation des jeunes du département.

À l’heure où le pays affirme vouloir renforcer l’enseignement technique et professionnel, le cas du lycée technique de Fougamou soulève une question simple mais fondamentale : comment garantir la qualité de la formation si les infrastructures de base ne sont pas assurées ?

Les élèves, les enseignants et les familles attendent des mesures rapides pour rétablir l’électricité, sécuriser les locaux et permettre la tenue normale des examens.
Car au-delà d’un simple incident technique, c’est l’avenir de dizaines de jeunes qui se joue.

Par Emmanuel Manasse M.





Assistant Edu Gabon