À Mouila, les cours de vacances gratuits du Réseau Nafime ont produit un double impact : 862 élèves accompagnés pour préparer la rentrée scolaire, mais aussi des jeunes mères en formation qui ont pu transformer leurs acquis théoriques en expérience professionnelle. Une approche qui dépasse le simple soutien scolaire.
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L’expérience mérite d’être regardée au-delà du chiffre de 862 élèves. Car derrière cette deuxième édition des cours de vacances gratuits, organisée du 13 juillet au 14 août 2026 dans le 1er arrondissement de Mouila, se dessine un modèle à double impact.
Pour les élèves de la 1re à la 5e année du primaire, l’objectif était clair : profiter des vacances pour consolider les acquis et mieux préparer la rentrée scolaire 2026-2027.
La progression est significative : 289 enfants avaient participé à la première édition. Ils sont désormais 862. Cette hausse traduit à la fois l’élargissement du dispositif et l’intérêt croissant des familles pour une offre gratuite de soutien scolaire.
La supervision d’inspecteurs pédagogiques constitue également un élément important. Elle permettait d’accompagner les enseignantes sur le terrain et de maintenir un cadre pédagogique conforme aux programmes scolaires.
L’autre dimension du projet est peut-être la plus originale.
Les cours ont permis à des jeunes mères célibataires, engagées depuis janvier 2026 dans une formation professionnelle gratuite, de passer de la théorie à la pratique.
Autrement dit, les bénéficiaires de la formation deviennent à leur tour actrices du développement de la communauté. Elles acquièrent de l’expérience, confrontent leurs connaissances aux réalités du terrain et renforcent leur employabilité, tout en contribuant à l’encadrement des enfants.
C’est le principe d’une économie solidaire : la formation ne s’arrête pas à l’apprentissage d’un métier, elle cherche à créer des possibilités concrètes d’insertion.
L’expérience Nafime présente donc un double bénéfice : elle accompagne les enfants tout en créant une passerelle vers l’insertion professionnelle des jeunes femmes.
Les kits scolaires remis aux dix meilleurs élèves de chaque classe ajoutent une dimension de valorisation de l’effort et de promotion de l’excellence.
Mais le véritable enjeu se situe désormais après le 14 août. Avec la rentrée scolaire 2026-2027, il faudra mesurer les progrès des élèves et, parallèlement, évaluer les compétences acquises par les jeunes éducatrices sur le terrain.
Si les résultats sont concluants, l’expérience de Mouila pourrait dépasser le cadre d’une simple activité de vacances et devenir une piste intéressante pour associer éducation, formation professionnelle et insertion sociale.
C’est précisément ce qui donne à cette deuxième édition une portée qui dépasse les vacances scolaires.





