Dans le département du Ndolou, au cœur de la province de la Ngounié, Mandji connaît une nouvelle dynamique. Portée par les travaux routiers et l’activité des entreprises présentes sur le territoire, la ville voit notamment se développer les opportunités d’emploi local. Sur le chantier Yombi-Mandji, le groupe EBOMAF fait de la mobilisation de la main-d’œuvre locale l’un des leviers de son implantation.

À Mandji, le paysage économique évolue progressivement. Le chef-lieu du département du Ndolou, dont la population était évaluée à environ 5 600 habitants lors des précédents recensements de référence, est aujourd’hui estimé à plus de 7 000 habitants. Une évolution démographique qui accompagne les mutations économiques de cette partie de la Ngounié.
Pendant plusieurs années, l’activité agro-industrielle avait contribué à soutenir le dynamisme local, notamment avec l’implantation d’OLAM et le développement des plantations de palmiers à huile. La destruction d’une partie de ces plantations par les éléphants avait toutefois contribué au recul de cette activité et à une perte d’élan pour l’économie locale.

Aujourd’hui, une nouvelle séquence semble s’ouvrir.
Le chantier routier comme nouveau moteur
Avec la reprise et l’intensification des travaux d’infrastructures, notamment sur le linéaire Yombi-Mandji, le secteur du BTP devient progressivement un important pourvoyeur d’activités et d’emplois.

Parmi les acteurs présents sur le terrain, EBOMAF occupe une place particulièrement visible. L’entreprise, engagée dans les travaux routiers, a progressivement constitué une main-d’œuvre comprenant une part importante de travailleurs issus des localités traversées par le projet.
Une réalité observée par la rédaction de Convergence Afrique lors d’une descente sur le terrain. Les échanges avec les responsables du chantier, les acteurs locaux et plusieurs personnes rencontrées dans la zone font ressortir l’importance de l’emploi généré directement ou indirectement par les travaux.

Pour les populations de Mandji et des environs, ces opportunités représentent davantage qu’un simple revenu ponctuel. Elles permettent à des jeunes, mais également à des hommes et des femmes disposant de profils adaptés, d’intégrer différents maillons de l’activité du chantier.
Donner une place à la main-d’œuvre locale
La politique d’employabilité mise en œuvre par EBOMAF sur ses différents chantiers repose notamment sur la mobilisation des compétences disponibles localement, en fonction des besoins opérationnels.

Sur Yombi-Mandji, cette approche se traduit par le recrutement de travailleurs locaux pour différentes fonctions liées à l’exécution des travaux. Une démarche qui permet à l’entreprise de disposer d’une main-d’œuvre implantée dans son environnement immédiat, tout en offrant aux populations une possibilité d’accès à l’emploi.
Cette orientation s’inscrit dans une logique plus large observée sur d’autres linéaires où intervient le groupe, notamment Lébamba-Mbigou et Ntoum-Cocobeach, avec des besoins en main-d’œuvre liés à l’évolution des travaux.
Pour la direction générale d’EBOMAF, l’enjeu ne se limite donc pas à la réalisation des infrastructures. Il s’agit également d’accompagner, dans la mesure des besoins du chantier et des profils disponibles, les territoires dans lesquels l’entreprise intervient.

À Mandji, les effets dépassent le chantier
L’impact économique d’un chantier routier ne se mesure pas uniquement au nombre de kilomètres réalisés. Il se lit également dans les activités périphériques qu’il génère : restauration, transport, hébergement, petits commerces, approvisionnement et services.
À Mandji, l’arrivée de nouveaux travailleurs et la circulation accrue liée au chantier contribuent ainsi à soutenir plusieurs activités locales.

Cette dynamique intervient alors que la ville compte également d’autres acteurs économiques, notamment dans les secteurs du BTP et de l’exploitation forestière. La présence d’entreprises telles que Rois des Chantiers, CBG et d’autres opérateurs participe à cette diversification progressive du tissu économique local.

Mais sur le terrain, EBOMAF apparaît aujourd’hui comme l’un des employeurs les plus visibles liés aux grands travaux d’infrastructures dans la zone.
Une responsabilité sociétale qui accompagne les travaux
Au-delà des chiffres de production et de l’avancement technique des travaux, l’enjeu de l’ancrage territorial prend une importance particulière.
Pour une entreprise de BTP opérant dans des zones parfois éloignées des grands centres urbains, la capacité à associer les populations locales à l’activité économique constitue un élément important de son implantation.

Sur Yombi-Mandji, l’emploi local constitue ainsi l’un des marqueurs de cette présence. Il permet à des habitants de bénéficier directement de l’activité générée par le projet et contribue à maintenir une partie de la valeur créée dans le territoire.
La démarche reste naturellement liée aux besoins réels des chantiers, aux qualifications disponibles et aux contraintes techniques des différents postes. Mais le principe est clairement identifiable : faire participer les ressources humaines locales lorsque les conditions opérationnelles le permettent.

Mandji, entre héritage et nouvelle dynamique
L’histoire économique récente de Mandji illustre les transformations auxquelles sont confrontées plusieurs localités de l’intérieur du Gabon. Après une période marquée par l’agro-industrie et ses difficultés, le territoire cherche de nouveaux relais de croissance.
Les grands travaux d’infrastructures peuvent constituer l’un de ces relais.

À travers le chantier Yombi-Mandji, EBOMAF contribue aujourd’hui à cette nouvelle séquence, à la fois par la réalisation de l’infrastructure et par les emplois qu’elle génère autour de ses activités.
Reste désormais à transformer cette dynamique conjoncturelle en opportunités durables pour le territoire : développement des compétences, formation professionnelle, émergence de prestataires locaux et diversification du tissu économique.

Car au-delà du bitume et des engins de chantier, l’enjeu de la route Yombi-Mandji est aussi celui du développement des territoires qu’elle traverse.
À Mandji, cette nouvelle dynamique est déjà perceptible. Et pour de nombreux habitants, le chantier représente surtout une chose très concrète : la possibilité de retrouver, à travers l’emploi et l’activité économique, une nouvelle perspective pour leur ville.





Assistant Edu Gabon