Cancers féminins : informer pour prévenir, dépister pour sauver des vies
Libreville, 16 octobre 2026. La lutte contre les cancers féminins s’invite au cœur de l’administration présidentielle.![]()
À l’occasion d’Octobre Rose, la Présidence de la République a consacré une matinée à la sensibilisation de son personnel, avec l’appui de spécialistes de l’Institut de cancérologie d’Akanda. Au centre de cette initiative : le dépistage précoce, la prévention et la nécessité de briser le silence autour de maladies qui continuent de bouleverser des vies.
Briser les tabous, renforcer la vigilance. C’est le message porté par les docteurs James Laurianne et Irigo Joëlle, radiothérapeutes à l’Institut de cancérologie d’Akanda, lors de cette rencontre organisée en présence du Secrétaire général de la Présidence de la République et de nombreux agents.
Le cancer du sein et celui du col de l’utérus, deux pathologies majeures de santé publique, ont constitué l’essentiel des échanges. Facteurs de risque, habitudes de vie, vaccination, examens médicaux et dépistage : les spécialistes ont rappelé que la prévention demeure un levier essentiel pour améliorer les chances de prise en charge et de guérison.
Le dépistage, un réflexe qui peut sauver
Dans son intervention sur le cancer du sein, le Dr James Laurianne a insisté sur l’importance d’une meilleure connaissance de la maladie et de ses facteurs de risque. Une alimentation équilibrée, l’activité physique régulière et la limitation de la consommation d’alcool figurent parmi les mesures favorables à la réduction de certains risques.
Mais au-delà des habitudes de vie, le message est sans équivoque : ne pas attendre l’apparition des symptômes pour consulter et se faire dépister selon les recommandations médicales. La peur du diagnostic, la gêne ou le regard des autres ne doivent pas devenir des obstacles à la prise en charge.
« N’ayons pas peur des résultats ni du regard des autres », a exhorté la spécialiste, appelant chacun à dépasser les appréhensions qui retardent trop souvent les consultations.
Cancer du col de l’utérus : prévenir avant qu’il ne soit trop tard
Le Dr Irigo Joëlle a, pour sa part, mis l’accent sur le cancer du col de l’utérus et les moyens de le combattre. La prévention de l’infection par le papillomavirus humain (HPV), la vaccination, l’information sur la santé sexuelle et le dépistage régulier constituent des axes majeurs de la lutte contre cette maladie.
L’enjeu est d’identifier les lésions précancéreuses avant leur évolution et de favoriser une intervention médicale précoce. Autant de mesures qui nécessitent une information accessible, un suivi adapté et une meilleure appropriation des gestes de prévention.
À la Présidence, la sensibilisation devient une responsabilité collective
Au-delà des présentations médicales, cette matinée a été marquée par une séance de questions-réponses et des témoignages de patients en phase de guérison. Des échanges qui ont contribué à libérer la parole, à répondre aux inquiétudes et à rappeler qu’un cancer ne doit être ni une honte ni un motif de renoncement aux soins.
En mobilisant ses agents autour de cette problématique, la Présidence de la République entend inscrire la prévention dans une dynamique collective. Car la lutte contre les cancers féminins ne saurait se limiter au seul mois d’octobre : elle exige une vigilance permanente, un accès effectif au dépistage et une prise en charge sans retard.

Informer, dépister et agir : derrière ces trois impératifs se joue parfois une vie. C’est tout le sens de cette mobilisation d’Octobre Rose, qui invite chaque femme à prendre sa santé au sérieux et chaque entourage à soutenir cette démarche. Parce qu’en matière de cancer, le silence et l’attente peuvent coûter cher, tandis que la prévention et le dépistage précoce ouvrent davantage de perspectives.





