Après plusieurs mois d’incertitude et un processus électoral mouvementé, la Fédération gabonaise de football tient enfin une nouvelle échéance. Le 19 décembre 2026, les délégués devront choisir une équipe dirigeante capable de sortir le football national de l’impasse et de lui ouvrir de nouvelles perspectives.

Le compte à rebours est désormais lancé. La course à la présidence de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) entre dans une nouvelle phase avec la publication, le 31 octobre 2026 à Owendo, de trois communiqués de la Commission électorale, dirigée par Jean-Luc Ndongo. Au terme de plusieurs mois de flottement, le scrutin pour le renouvellement du Comité exécutif est désormais fixé au samedi 19 décembre 2026, à 10 heures.

Cette nouvelle échéance vient remettre en mouvement un processus initialement programmé le 18 avril dernier, avant d’être suspendu puis reporté en raison des difficultés ayant entouré son organisation. Face aux incertitudes, la FIFA et la Confédération africaine de football (CAF) avaient accordé un délai supplémentaire, avec une date butoir arrêtée au 31 décembre 2026. La Commission électorale dispose désormais d’un calendrier précis pour conduire le football gabonais vers le renouvellement de ses instances.

Un calendrier désormais sous pression
Les grandes étapes sont connues. Le dépôt des candidatures est ouvert du 2 au 19 novembre. La liste définitive des candidats sera publiée le 8 décembre, avant une campagne électorale prévue du 12 au 18 décembre. Le lendemain, les délégués seront appelés à départager les prétendants à la présidence et à désigner le nouveau Comité exécutif pour un mandat de quatre ans.
Un calendrier resserré qui ne laisse que peu de place à l’improvisation. Après les reports successifs et les tensions qui ont fragilisé le processus, la Commission électorale est désormais attendue sur sa capacité à garantir un scrutin transparent, inclusif et conforme aux textes qui régissent l’instance.
Au-delà des ambitions, l’urgence d’un projet
Mais l’enjeu de cette élection dépasse largement la succession à la tête de la FEGAFOOT. C’est, en réalité, une nouvelle orientation que réclame le football gabonais.

Entre la fragilité des championnats nationaux, les difficultés structurelles des clubs, l’insuffisance des mécanismes de formation et la nécessité de mieux accompagner les jeunes talents, le futur président héritera d’un chantier considérable. Il ne suffira donc pas de conquérir le fauteuil présidentiel. Il faudra convaincre par un programme crédible, des engagements mesurables et une véritable capacité à fédérer les acteurs d’une discipline qui peine encore à exploiter tout son potentiel.

La relance du football local, la professionnalisation des compétitions, la formation des encadreurs, l’amélioration des infrastructures et la restauration de la confiance entre les différentes familles du football devront figurer au cœur des priorités. Autant de défis qui imposent une gouvernance tournée vers les résultats plutôt que vers les seules promesses électorales.

Un scrutin pour tourner la page ?
Dans le contexte de la Ve République et des ambitions nationales de transformation, le football ne peut rester en marge des mutations attendues. Discipline populaire, vecteur de cohésion et vitrine internationale du pays, il mérite une fédération capable de porter une vision à long terme et de construire des bases solides pour les générations futures.

Le 19 décembre prochain, les délégués ne choisiront donc pas seulement un président. Ils auront à se prononcer sur une méthode de gouvernance, une vision et une ambition pour l’avenir du football gabonais.

Après les turbulences, l’heure est à la responsabilité. Le prochain Comité exécutif sera jugé moins sur les circonstances de son accession au pouvoir que sur sa capacité à produire des résultats concrets.
Le football gabonais n’a plus seulement besoin d’une nouvelle équipe dirigeante. Il a besoin d’un nouveau cap. Le 19 décembre sera peut-être le premier acte de ce renouveau.





Assistant Edu Gabon