Dans une atmosphère de tensions croissantes au sein du football camerounais, Rigobert Song, ex-sélectionneur des Lions Indomptables et ancien Lion Indomptable, s’est récemment exprimé sur les conflits internes qui minent la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). Les propos de Song mettent en lumière des désaccords profonds avec Samuel Eto’o, actuel président de la Fecafoot, et révèlent des divisions au sein de la communauté sportive et bassa.
Song critique vivement ceux qu’il accuse de « chercher les poux sur la tête des chauves », une métaphore pour décrire les critiques incessantes de certains Camerounais envers Eto’o. Il rappelle que lors de la Coupe du Monde 2022, l’équipe nationale a remporté trois points contre ce qu’il appelle « le faux Brésil », un exploit minimisé par ses détracteurs. Song fait un parallèle avec son propre passé en 1990, lorsque les Lions avaient menacé de boycotter un match contre l’Argentine si leurs primes n’étaient pas payées. Cette rébellion avait forcé un autre gardien à jouer à sa place, défiant ainsi les hautes instructions.
Selon Song, la haine envers Eto’o trouve ses racines dans des différends personnels et une jalousie manifeste. Il affirme que malgré la gestion de la Fecafoot par Eto’o, qui utilise souvent ses propres fonds pour soutenir le football camerounais, les critiques fusent de toutes parts, y compris de la part du ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP), accusé de ne pas payer les primes des joueurs.
Il fustige également les accusations infondées contre Eto’o concernant les financements publics dans divers secteurs, soulignant que la Fecafoot de Samuel Eto’o est largement financée par les fonds personnels de ce dernier. Song reconnaît avoir lui-même bénéficié de cette générosité. Il accuse les détracteurs de ne pas vouloir voir les salaires des footballeurs augmenter, expliquant ainsi pourquoi Eto’o est combattu.
Enfin, Song souligne les contradictions et les injustices du système, notamment le fait que les factures des stades et des hôtels soient demandées à la Fecafoot alors que les retombées financières de la Coupe du Monde sont au MINSEP, lequel n’a pas encore payé les arbitres, laissant ainsi Eto’o couvrir ces dépenses de sa poche.
Cette querelle fratricide met en lumière les défis auxquels fait face le football camerounais, entre gestion financière opaque, querelles internes et luttes de pouvoir, tout en soulignant l’importance de l’unité pour le développement et la pérennité du sport roi au Cameroun.
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