Libreville, le 19 août 2024 –Convergence Afrique.
Une vague d’indignation a submergé la base logistique de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), située à La Peyrie. Les employés, visiblement excédés, ont exprimé leur mécontentement cet après-midi, exigeant que justice soit rendue sans entrave dans l’affaire « Suprima Gate » qui secoue actuellement l’entreprise.
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Un scandale qui ébranle la SEEG
Il y a un peu plus d’une semaine, la SEEG se retrouvait au cœur d’un scandale d’une ampleur inédite. Une enquête menée par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) a permis de démanteler un réseau de fraudeurs opérant au sein même de la société. Ce réseau, qui utilisait le serveur SUPRIMA 3, aurait orchestré un trafic de tickets d’électricité parallèles et manipulé les compteurs pour détourner d’importantes sommes d’argent.
Selon des sources proches de l’enquête, les malversations découvertes auraient coûté à la SEEG la somme faramineuse de 27 milliards de francs CFA. Cette situation a provoqué une véritable onde de choc au sein de l’entreprise, avec l’audition de plusieurs responsables par les autorités compétentes.
Un soutien sans faille à la justice et aux autorités de transition
Cet après-midi, les employés de la SEEG ont manifesté spontanément pour exprimer leur soutien aux autorités de transition ainsi qu’à leur directeur général, Joël Lehman Sandoungout. Selon un employé ayant requis l’anonymat, le directeur général serait la cible de menaces de mort pour avoir facilité les investigations du CTRI. « Nous manifestons aujourd’hui en soutien aux autorités de transition et à notre directeur général. Il est inadmissible que des menaces de mort soient proférées contre celui qui a permis de mettre au jour ce vaste réseau de fraudeurs », a déclaré l’employé.
Une affaire sensible qui ne doit pas être étouffée
L’affaire « Suprima Gate » s’annonce particulièrement sensible, impliquant non seulement des cadres de la SEEG, mais aussi des personnalités de premier plan, tant de l’ancien régime que de l’actuel. Certains noms, jusque-là intouchables, commencent à émerger des auditions, soulevant des craintes quant à une possible obstruction de la justice.
Cependant, les employés de la SEEG restent déterminés à ce que la justice suive son cours jusqu’à son terme. « Il serait totalement inconcevable que cette enquête soit étouffée. Le Président de la transition, Chef de l’État, a récemment insisté sur la nécessité d’une justice libre et forte. Nous demandons que cet engagement soit respecté et que tous les coupables soient sanctionnés, quelle que soit leur position actuelle », a martelé un autre employé.
Alors que l’enquête se poursuit, les regards restent tournés vers la SEEG et les autorités de transition. La question demeure : jusqu’où ira la justice dans cette affaire qui pourrait bien redéfinir les contours de la lutte contre la corruption au Gabon ?
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