Le procureur général près la Cour d’Appel de Libreville, Eddy Minang, a apporté ce vendredi 16 mai 2025 des précisions sur l’actualité judiciaire qui a secoué le pays ces derniers jours. Il s’agissait de la mise en liberté provisoire de Sylvie-Marie Aimé Valentin épouse Bongo et Noureddine Bongo Valentin, deux figures au cœur d’une enquête judiciaire majeure.

Les deux mis en cause ont été interpellés suite à des accusations graves qui remontent au 30 août 2023, dans le cadre d’une affaire complexe impliquant plusieurs personnes. Ils sont notamment poursuivis pour détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, corruption, faux et usage de faux, ainsi que troubles aux opérations du collège électoral, parmi d’autres chefs d’accusation.

Le 10 avril 2025, après plusieurs mois d’investigations, le juge d’instruction a rendu une ordonnance de non-lieu partiel, accompagné de la requalification des faits et de la transmission du dossier au parquet général. Le procureur général a précisé que les éléments de l’enquête étaient toujours en cours et que la procédure judiciaire allait se poursuivre, en attendant un procès « juste, transparent et équitable ».

Le 12 mai 2025, une demande d’élargissement provisoire a été adressée au procureur général par l’avocate des prévenus, Maître Eyui Gisèle. Elle a fait valoir des raisons humanitaires, arguant que l’état de santé de ses clients était préoccupant. Des certificats médicaux ont été produits pour étayer cette demande. En réponse, l’agent judiciaire de l’État n’a pas opposé d’objection, confirmant que l’état de santé des accusés justifiait cette mesure.

Le 14 mai 2025, la première chambre d’accusation spécialisée a accédé à la demande d’élargissement provisoire, en raison de l’incompatibilité de l’état de santé des prévenus avec les conditions de détention carcérale.

Le procureur général a souligné que cette décision était fondée sur les principes juridiques en vigueur, notamment l’article 132 et 143 du Code de procédure pénale, qui stipulent que la détention provisoire est une exception et que la liberté est le principe.

Eddy Minang a insisté sur le fait que cette mise en liberté provisoire ne signifiait en aucun cas la fin de la procédure judiciaire et a affirmé que le processus continuerait jusqu’à un jugement en bonne et due forme.

Ainsi, l’affaire qui secoue la scène politique et judiciaire gabonaise se poursuit, avec la promesse d’un procès qui, selon le procureur général, sera conduit dans le respect total des droits des parties concernées.



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