Au Gabon, la lutte contre le tabac ne faiblit pas. En amont de la Journée mondiale sans tabac, célébrée chaque 31 mai, le Programme national de santé mentale, de lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme et les drogues a lancé une nouvelle offensive. C’est au Centre hospitalier régional de l’Estuaire (CHREM), à Mélen, que les premières salves ont été tirées, le 28 mai dernier.
![]()
Objectif affiché : informer, sensibiliser et mobiliser le personnel administratif et soignant sur les ravages du tabac, responsable d’un décès toutes les quatre minutes dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Toutes les formes de tabac sont nocives, qu’on ne s’y trompe pas. Elles contiennent des substances chimiques toxiques, voire cancérigènes », a martelé l’équipe du Programme national, dont le siège est basé à l’hôpital de Nkembo, à Libreville.
Un engagement de terrain
À Mélen, le message est clair : il ne s’agit pas d’une simple campagne ponctuelle, mais bien d’un engagement de fond. Le CHREM, par la voix de sa directrice générale, le Dr Christiane Mengue M’Asseko épouse Olimbo Daouda, entend bien jouer sa partition. « Nous avons les outils. Nous avons la volonté. Nous mènerons cette lutte à bras-le-corps », a-t-elle assuré, saluant la forte mobilisation de son personnel.
L’événement s’inscrivait également dans le prolongement de l’initiative « Administration sans tabac », lancée le 21 mai 2024 par l’ancien Premier ministre de la transition, Raymond Ndong Sima. L’idée ? Faire de chaque bâtiment public un espace exempt de fumée, à commencer par les centres hospitaliers universitaires (CHU), avant d’élargir la démarche à l’ensemble des administrations du pays.
Loi 006/2013 et décret 287 : des garde-fous juridiques
Dans son arsenal juridique, le Gabon peut compter sur la loi 006/2013, qui interdit de fumer dans les lieux publics, afin de protéger les non-fumeurs du tabagisme passif — jugé plus dangereux encore que le tabagisme actif. Le décret 287, activement promu depuis près de cinq ans, vient renforcer ce cadre légal. Il est soutenu par d’autres textes en préparation, dont ceux relatifs à la lutte contre le commerce illicite de tabac, à la protection des mineurs et à l’encadrement de la vente au détail, considérée comme une porte d’entrée facile pour les jeunes.
Yolande Obiang Ndong, cadre en santé publique et cheville ouvrière du programme, insiste : « Nous ne voulons pas nous limiter au 31 mai. La lutte, c’est tous les jours. Et elle commence par l’exemplarité. »
Un coût sanitaire et économique
Au-delà des statistiques morbides, le tabac pèse lourd sur l’économie. Maladies chroniques, traitements coûteux, hospitalisations longues : le fardeau est aussi bien national que familial. « Le tabac ruine les budgets de l’État autant que ceux des ménages », souligne l’équipe de sensibilisation.

En attendant une meilleure mise en œuvre des textes et une adhésion totale des citoyens, l’espoir repose sur la conscientisation des jeunes, la formation des professionnels et la responsabilisation des autorités. Car pour gagner cette guerre contre un fléau aussi insidieux que mortel, la vigilance et la détermination doivent rester sans relâche.
Par Williams Nze Angang
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞





