Convergence Afrique Économie | Libreville, 18 juin 2025

Le Gabon muscle sa diplomatie financière régionale. Le 16 juin 2025, Libreville s’est transformée en capitale stratégique de la finance publique en Afrique centrale, en accueillant la 14e session du Cadre Permanent de Concertation des Trésors Publics (CPC-TP) de la CEMAC. Un rendez-vous crucial, à l’heure où les États membres cherchent à concilier rigueur budgétaire, mobilisation des ressources internes et attractivité du marché financier sous-régional.

À la tribune, Henry-Claude Oyima, Ministre d’État en charge de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations – également en première ligne dans la lutte contre la vie chère –, n’a pas mâché ses mots. Devant un parterre de hauts responsables des Trésors publics, d’experts régionaux et de partenaires internationaux, il a souligné l’urgence d’une transformation en profondeur des outils fiscaux et des mécanismes de financement public.

Une réforme au nom de la souveraineté
Thème retenu cette année : « Réformes fiscales et pérennité du marché des valeurs du Trésor de la CEMAC ». Le ton est donné. Car derrière ces mots, se dessine une volonté politique claire, impulsée par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema : faire de la gestion budgétaire un levier de souveraineté économique.

« Nous devons élargir notre assiette fiscale, renforcer la digitalisation des administrations et bâtir un climat de confiance propice aux investissements », a martelé Henry-Claude Oyima. En clair, il s’agit de réduire la dépendance à l’endettement extérieur, et d’ancrer durablement les économies de la zone CEMAC sur un socle de financement domestique plus solide et mieux structuré.

Vers un marché régional plus robuste
Le Gabon veut faire de la CEMAC un modèle de coopération financière. L’enjeu ? Consolider le marché des titres publics, aujourd’hui encore trop dépendant de quelques investisseurs institutionnels et peu liquide. À l’agenda des discussions : la valorisation des portefeuilles, la diversification des profils d’investisseurs, ou encore les opérations de rachat et d’échange de titres pour mieux gérer la dette publique.

Autre dossier sensible : la régulation du marché des changes. Un sujet qui concentre les regards, alors que la zone CEMAC peine à concilier stabilité monétaire, souplesse des transactions transfrontalières et intégration financière.

Une dynamique à suivre de près
Ce positionnement stratégique du Gabon dans la gouvernance financière régionale n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un État qui cherche à renouer avec la crédibilité budgétaire, à maîtriser sa dette et à se repositionner comme acteur clé dans la transformation économique de la sous-région.

Les conclusions de cette 14e session du CPC-TP seront scrutées de près. Car derrière les discours, c’est bien la capacité de la CEMAC à bâtir un écosystème financier moderne, transparent et inclusif qui est en jeu. Et sur ce front, Libreville entend bien ne pas rester en marge. Au contraire : elle se place à la manœuvre.

Ruth Daniel



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