L’ancien proche d’Ali Bongo signe son retour politique. À quatre semaines des élections législatives et locales au Gabon, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga, refait surface sur la scène politique. Après quatre ans de détention et un combat contre la maladie, il livre un témoignage saisissant sur son passé, son présent et ses ambitions pour l’avenir du pays.

Un retour marqué par la douleur et la résilience

L’image de Brice Laccruche Alihanga a longtemps été associée au pouvoir d’Ali Bongo dont il fut l’un des plus proches collaborateurs. Tombé en disgrâce, il a été condamné pour détournement de fonds publics avant d’être incarcéré dans des conditions qu’il qualifie aujourd’hui d’inhumaines.

« Je vivais dans une cellule de 6m², sans promenade, sans lumière. Je ne distinguais plus le jour de la nuit », a-t-il confié sur le plateau de TV5Monde Afrique. Amaigri de 40 kilos et diagnostiqué d’un cancer au terme de sa détention, Laccruche affirme revenir de loin.

Une dénonciation frontale du système Bongo

Plus surprenant encore, celui qui fut un pilier du régime d’Ali Bongo n’hésite désormais plus à qualifier ce système de « mafia ». « J’ai fait partie d’un cartel, j’en prends acte. Mais j’ai voulu changer les choses de l’intérieur. À un moment, j’ai dit non. Et ce jour-là, j’ai signé mon arrêt de mort », déclare-t-il avec gravité.

Il accuse les anciens barons du régime d’entretenir une image de victimes tout en demeurant impunis. Cette posture, il la rejette catégoriquement, appelant à la justice et à la responsabilité individuelle.

Un nouvel engagement politique aux côtés de Brice Oligui Nguema

Aujourd’hui, Brice Laccruche Alihanga est membre du conseil stratégique de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), le parti du président de transition Brice Oligui Nguema. Il présente cette formation politique comme une « véritable alternative » à un système qu’il estime avoir sclérosé le Gabon depuis plus de six décennies.

Son retour sur la scène politique se veut porteur d’un message de rupture mais aussi de reconstruction : « On ne peut pas construire un avenir en niant le passé. Il faut reconnaître, réparer, puis avancer », affirme-t-il.

Un plaidoyer pour la Vérité, la Justice et la Réconciliation

Brice Laccruche Alihanga appelle à la création d’une commission Vérité, Justice et Réconciliation, un outil qu’il juge indispensable pour panser les plaies d’un pays marqué par les crises post-électorales et les tensions politiques.

Il prône un processus d’apaisement fondé sur la transparence, la justice et la mémoire collective. Pour lui, le renouveau du Gabon ne pourra se faire qu’en assumant les erreurs du passé et en responsabilisant chacun de ses acteurs.

Un avenir encore incertain, mais une parole forte

Alors que les élections approchent, l’apparition publique de Brice Laccruche Alihanga crée une onde de choc dans un paysage politique en pleine recomposition. Son parcours personnel, entre puissance, chute, souffrance et résilience, pourrait peser dans les débats à venir.

Son retour est à la fois celui d’un survivant et d’un acteur décidé à peser dans l’avenir du Gabon. À ceux qui doutent de ses intentions, il répond par la lucidité : « Ce pays a besoin de se regarder en face. J’en fais partie, pour le meilleur et pour le pire. »



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