Libreville, 3 septembre 2025 —Convergence Afrique.

Rien ne va plus au ministère du Tourisme durable et de l’Artisanat. Depuis plusieurs jours, les agents de ce secteur stratégique tiennent tête aux autorités, refusant de reprendre le travail tant que leurs revendications ne seront pas entendues. Soutenus par leur syndicat, le SnapTour, ils dénoncent une situation qu’ils jugent à la fois illogique et paralysante : l’absence persistante de textes réglementaires encadrant leur mission, doublée d’un manque total de transparence sur les recettes générées par le secteur.

« Sans cadre juridique, nous ne bougeons pas », a martelé ce mardi Axelle Carla Legnongo, responsable syndicale, lors d’une conférence de presse. D’un ton ferme, elle a confirmé que la mobilisation se poursuivrait «aussi longtemps que nécessaire », rappelant que plusieurs projets de textes réglementaires dorment dans les tiroirs depuis la précédente République, sans avoir été adoptés.

Un ministère paralysé par le vide juridique

Le nœud du problème ? Selon les grévistes, l’absence de fondements légaux empêche les agents d’exercer pleinement leurs fonctions de contrôle, d’évaluation et de régulation. « Un ministère ne peut pas fonctionner dans le vide », a insisté Mme Legnongo. Ce manque de cadre place, selon elle, le ministère du Tourisme en retrait par rapport aux autres administrations, et empêche le secteur de jouer pleinement son rôle dans la relance économique nationale.

Une opacité jugée inacceptable

Mais au-delà des textes, les agents pointent également du doigt l’opacité des recettes touristiques, un sujet devenu explosif. Ils exigent que toutes les recettes issues du tourisme qu’il s’agisse de taxes hôtelières, de droits d’entrée sur les sites ou de redevances diverses soient centralisées et versées dans les caisses de l’État.

« Comment valoriser un ministère si ses revenus ne sont ni visibles ni traçables ? », interroge Axelle Carla Legnongo. Le syndicat accuse en outre certaines entités étatiques de bloquer les contrôles de terrain, alors que des irrégularités sont régulièrement constatées dans plusieurs établissements hôteliers publics.

Dialogue en cours, mais confiance rompue

Bien que le ministre du Tourisme ait engagé des discussions pour apaiser la situation, le climat reste tendu. Les agents disent avoir entendu « des engagements verbaux », mais restent prudents : « Nous voulons des actes, pas des promesses », a martelé la responsable syndicale.

Certains points pourraient, selon elle, être réglés rapidement au niveau interne, mais les sujets les plus sensibles, comme la réorganisation des flux financiers, nécessitent une concertation plus large, impliquant notamment le ministère du Budget.

Un test pour la crédibilité du gouvernement

Cette mobilisation soulève une question plus large : le Gabon peut-il espérer bâtir une économie touristique durable sans doter ce secteur d’un cadre juridique clair et d’une gestion financière rigoureuse ? Pour les agents en grève, la réponse est non. Ils affirment être prêts à tenir le piquet de grève aussi longtemps qu’il le faudra : « Nous sommes là et nous resterons là jusqu’à obtenir satisfaction », conclut Axelle Carla Legnongo.

Le bras de fer est donc lancé. Et au-delà des revendications corporatistes, il interroge plus largement sur la volonté politique réelle de faire du tourisme un pilier du développement économique gabonais.



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