Libreville, 24 novembre 2025 —Convergence Afrique.
À Libreville, Emmanuel Macron et Brice Clotaire Oligui Nguema ont passé la journée à arpenter les grands chantiers qui redessinent la capitale gabonaise. Une visite hautement symbolique, marquée par la volonté affichée des deux dirigeants de consolider un partenariat tourné à la fois vers les infrastructures, la croissance et la protection des forêts du Bassin du Congo.
Premier arrêt : la Cité de la Démocratie, méga-complexe institutionnel en pleine renaissance après des années d’abandon. Sur cet espace de 434 hectares, où s’activent près de 2 300 ouvriers — dont 70 % Gabonais les deux Chefs d’État ont observé l’avancement d’un projet déjà réalisé à 75 %, qui doit être livré fin 2026. Centre de congrès, villas présidentielles, zoo public, voiries internes : le site se veut vitrine de la modernisation gabonaise.
Ils ont ensuite rejoint la Cité Émeraude, futur hub administratif du pays, avant de couper le ruban du nouvel Institut Français du Gabon (IFG), fraîchement rénové. Lieu clé des échanges culturels, l’IFG ambitionne de renforcer encore les liens éducatifs et artistiques entre les deux nations.
Dernière étape : la Baie des Rois, gigantesque chantier de 400 hectares qui incarnera bientôt le nouveau visage urbain de Libreville, avec hôtels, bureaux, espaces commerciaux, marina et zones de loisirs. Les Présidents y ont planté un arbre geste symbolique avant de clôturer la table ronde consacrée à la préservation des forêts du Bassin du Congo.
Développement, emplois et souveraineté économique
Au-delà des images, la journée illustre une convergence de vues : diversifier l’économie, créer des emplois, moderniser les infrastructures et renforcer la coopération franco-gabonaise. Libreville mise sur ces projets structurants pour accélérer la transformation du pays et matérialiser les ambitions de la Cinquième République gabonaise.
Un plaidoyer commun pour les forêts du Bassin du Congo
Surtout, la question environnementale s’est imposée dans toutes les discussions.
Le Président Oligui Nguema a rappelé que le Gabon protège ses forêts depuis plus d’un demi-siècle, souvent sans compensation adéquate, et a appelé à un changement de paradigme :
« L’objectif commun ne se limite plus à la protection de la nature ; il s’étend à sa valorisation durable, en conciliant impact économique et impact environnemental. »

Emmanuel Macron, saluant le rôle exemplaire du Gabon, a dénoncé la responsabilité des pays riches dans l’accélération de la déforestation et exhorté les nations industrialisées à financer enfin à la hauteur les mécanismes de préservation.
Entre modernisation urbaine et diplomatie environnementale, Libreville aura offert, le temps d’une journée, la vitrine d’un partenariat renouvelé et résolument tourné vers l’avenir.





