Le ministre gabonais du Logement, Mays Mouissi, a reçu le 20 janvier une délégation égyptienne de la société SAMCO, en présence de l’ambassadrice d’Égypte. Au cœur des échanges : un projet de logements sociaux adossé à des mécanismes de financement innovants, dans un contexte de forte pression sur les finances publiques.
Libreville poursuit sa quête de solutions face au déficit structurel en logements sociaux. Mardi 20 janvier 2026, le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a accordé une audience à une délégation égyptienne conduite par les représentants de la société SAMCO. La rencontre s’est tenue en présence de Madame Riham Hussein Ammar, ambassadrice de la République arabe d’Égypte au Gabon, signe de l’intérêt diplomatique accordé au projet.
Objectif affiché : présenter une initiative de construction de logements sociaux susceptible de s’inscrire dans la stratégie de développement socioéconomique du pays. Un chantier prioritaire pour les autorités gabonaises, confrontées à une demande croissante, notamment dans les centres urbains.
Lors des échanges, le ministre a dressé un constat sans détour. Le déficit national en logements sociaux demeure important, tandis que les marges de manœuvre budgétaires de l’État restent contraintes. Dans ce contexte, Mays Mouissi a invité ses interlocuteurs à explorer des schémas de financement alternatifs, excluant tout recours direct aux ressources publiques. Partenariats public-privé, montages financiers innovants et implication d’investisseurs privés figurent parmi les pistes privilégiées.
Tout en saluant l’expertise et le savoir-faire reconnus de la partie égyptienne dans le secteur de la construction, le ministre a fixé un cadre clair. L’engagement du gouvernement gabonais, a-t-il précisé, dépendra de la présentation d’un projet « abouti, concret et financièrement soutenable ». Autrement dit, seule une proposition reposant sur des partenariats structurés et des garanties solides pourra ouvrir la voie à une formalisation, notamment par la signature d’un protocole d’accord.

Cette rencontre est une étape exploratoire, mais révélatrice de la nouvelle approche prônée par Libreville : attirer des investisseurs capables d’accompagner les priorités sociales du pays, sans alourdir les finances publiques. Reste désormais à la partie égyptienne à transformer l’essai, en soumettant un projet à la hauteur des attentes gabonaises.





