Sous un soleil de fin de matinée, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement baptisé et remis les clés des logements réhabilités de l’ancien camp de police d’Akemindjogoni, désormais Camp Général Guy Charles Mandji.

En donnant le nom de Guy Charles Mandji à cette cité policière rénovée, le chef de l’État inscrit l’événement dans une double dimension : mémoire institutionnelle et consolidation de l’esprit de corps. Haut cadre respecté, ancien patron de la Préfecture de police de Libreville, Mandji incarne pour les autorités « le professionnalisme, la loyauté et le sens du devoir ».

Dans un contexte de transition politique où la restauration de l’autorité de l’État demeure centrale, le message est clair : la République valorise ses serviteurs et entend renforcer ses forces de sécurité par l’humain autant que par le matériel.

69 logements pour redonner souffle
La cérémonie a consacré la livraison partielle de 69 logements :

12 appartements de trois chambres

48 appartements de deux chambres

9 studios

Deux blocs sont destinés aux officiers et deux immeubles aux sous-officiers.

Au-delà des chiffres, c’est une politique sociale ciblée qui se dessine. Car la question du logement des forces de sécurité reste un enjeu sensible au Gabon, où conditions de travail et stabilité sociale sont étroitement liées.

Depuis le début de la Transition, le pouvoir multiplie les signaux en direction des forces de défense et de sécurité. Réfection des voiries du Camp Michel Bigoundou, construction d’une cité policière à Essassa, réhabilitation des écoles de police d’Owendo et de Tchibanga, ouverture annoncée de nouveaux commissariats à Lastourville, Booué et Port-Gentil : la feuille de route est ambitieuse.

Le Général Hervé Ngoma, Commandant en Chef des Forces de Police Nationale, n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude, réaffirmant la loyauté des troupes.

En filigrane, une conviction portée par le chef de l’État : la performance sécuritaire ne se décrète pas uniquement par l’équipement. Elle s’ancre dans la dignité sociale.

Dans un pays où la stabilité institutionnelle demeure un impératif, investir dans le logement des policiers apparaît ainsi comme un pari politique autant qu’un choix social.

Ruth Daniel





Assistant Edu Gabon