Après des mois d’attente, le Grand Libreville pourrait enfin respirer un peu mieux. Le 7 avril 2025, la SEEG et SUEZ signaient un partenariat stratégique accompagné de l’avenant n°1, ouvrant la voie à un ambitieux plan d’urgence sur les adductrices d’eau de la capitale gabonaise. L’objectif : réparer rapidement les fuites, moderniser les infrastructures et assurer un approvisionnement plus stable pour des centaines de milliers d’habitants.

Cependant, le lancement effectif de ce partenariat a été conditionné par la mobilisation d’une enveloppe financière par l’État gabonais. Ce n’est que le 21 janvier 2026 que le Ministre de l’Eau et de l’Énergie annonçait le feu vert officiel, sous réserve du versement de 3 millions d’euros (1,965 milliard FCFA) destinés à l’acquisition des premiers équipements essentiels.

La patience des habitants du Grand Libreville pourrait porter ses fruits. Le lundi 11 mai 2026, après plusieurs échanges entre le MAUEE et le Ministère de l’Économie et des Finances, le virement a enfin été effectué par le Trésor Public via la BEAC sur le compte de SUEZ Gabon. Cette étape financière, longtemps attendue, marque un tournant décisif dans la mise en œuvre du plan d’urgence hydrique.

Reste désormais à SUEZ Gabon de passer à la vitesse supérieure. L’entreprise doit accélérer le déploiement des travaux de réparation sur les adductrices entre Ntoum et Libreville et mettre en œuvre les mesures d’urgence qui permettront de soulager une population longtemps confrontée aux coupures et aux pertes massives d’eau.

Pour le Grand Libreville, cette collaboration représente un espoir concret de sortie de crise. Si les engagements pris sont respectés, la ville pourrait enfin voir sa distribution d’eau s’améliorer de manière tangible. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si ce partenariat public-privé tiendra ses promesses.





Assistant Edu Gabon