Du 20 au 22 mai, la capitale gabonaise s’est transformée en carrefour diplomatique de premier plan à l’occasion de la 17ᵉ Retraite de Haut Niveau du Président de la Commission de l’Union Africaine. Libreville a ainsi réuni une véritable constellation de bâtisseurs de paix et de médiateurs africains, tous engagés sur un même front : restaurer la stabilité là où les conflits persistent.
Au menu de cette rencontre : le suivi des cessez-le-feu en RDC et la consolidation de la sécurité dans la bande sahélienne, zones où le dialogue reste un défi face à la violence armée. L’Union Africaine, par la voix de S.E. Bankole Adeoye, Commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, a insisté sur le rôle stratégique de la médiation. Ici, il ne s’agit plus d’un simple exercice consultatif : la diplomatie africaine se veut un outil opérationnel capable de transformer les accords en actions concrètes pour les populations affectées par les conflits.
La doctrine de la responsabilité endogène a largement dominé les débats. Pour les participants, la Pax Africana n’a de sens que si elle est portée par des Africains eux-mêmes, au sein d’institutions continentales fortes et soutenue par une solidarité interétatique tangible. L’heure n’est plus à la dépendance aux agendas extérieurs : la sécurité du continent doit émerger de la volonté collective des Africains.
Pour Libreville, hôte de ces assises, la paix dépasse la simple absence de guerre. Selon Hermann Immongault, Vice-président du Gouvernement gabonais, elle passe par des institutions crédibles, une gouvernance responsable et des mécanismes de dialogue inclusifs capables de réparer les fractures sociales. En ce sens, la capitale gabonaise entend conforter son rôle de carrefour régional du dialogue, en offrant un espace d’évaluation, de convergence stratégique et de coordination internationale.
« Cette rencontre est un moment privilégié pour renforcer la cohérence de notre action collective, améliorer la coordination entre acteurs africains et internationaux, et proposer des réponses adaptées aux réalités complexes du continent », a déclaré Hermann Immongault. Libreville confirme ainsi sa vocation : être un phare de stabilité et un levier pour l’espoir des générations futures.




