Évolution des travaux de la 2e station de péage à l’entrée de la ville de Cocobeach 

Sous un ciel parfois capricieux, mais sur un chantier en pleine effervescence, le président-directeur général du groupe EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou, a effectué ce jeudi une importante visite d’inspection sur le projet routier Ntoum–Cocobeach. Cette descente sur le terrain lui a permis d’évaluer l’état d’avancement des travaux, de mesurer les défis restant à relever et, surtout, de réaffirmer les ambitions portées par ce projet stratégique pour le développement du Gabon.

Accompagné du directeur des projets, Ousmane Cissé, du directeur des travaux, Ouedraogo Inoussa, ainsi que de l’ensemble des équipes techniques mobilisées sur le terrain, le patron du géant burkinabè des BTP a parcouru l’intégralité du linéaire en construction, depuis le giratoire du PK40 à Ntoum jusqu’à Cocobeach.

Premier arrêt de cette visite : le giratoire du PK40, actuellement en construction. Plus qu’un simple aménagement routier, cette infrastructure est appelée à devenir la porte d’entrée du projet et l’un de ses symboles les plus visibles.

Selon Mahamadou Bonkoungou, cet ouvrage illustre parfaitement la volonté d’EBOMAF d’introduire des solutions modernes adaptées aux réalités du terrain gabonais.
Après cette étape, la délégation a poursuivi son inspection depuis le PK0, en passant par le premier poste de péage, puis par la base technique de l’entreprise située au PK10, jusqu’à Cocobeach. Le parcours a également permis de visiter la deuxième station de péage, dont les travaux affichent une progression notable.

Contrôler la qualité et anticiper les corrections. Tout au long du trajet, le PDG du groupe a multiplié les arrêts afin de s’assurer personnellement de la conformité des ouvrages réalisés avec les orientations techniques définies dès le lancement du projet.
Face aux observations formulées récemment par les autorités de tutelle, le dirigeant s’est montré à la fois serein et déterminé.

« Les imperfections dont vous parlez, nous en sommes conscients. Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, nous travaillons à les corriger. Nous voulons assurer le ministère des Travaux publics que nous nous investissons avec le plus grand sérieux pour livrer une infrastructure durable, une route de qualité qui permettra au Gabon de rejoindre le cercle des pays disposant d’ouvrages capables de traverser plusieurs décennies », a-t-il déclaré.

Le chef d’entreprise a également salué les missions de contrôle effectuées par les autorités gabonaises, qu’il considère comme un levier d’amélioration continue.

« Nous sommes heureux que le ministère effectue des descentes sur le terrain. Nous apprenons également aux côtés de l’administration gabonaise. Cette collaboration nous permet de progresser et d’atteindre les standards de qualité les plus élevés. »

Des innovations adaptées aux réalités gabonaises. Au-delà de son importance économique, la route Ntoum–Cocobeach se distingue par plusieurs innovations techniques mises en avant par le PDG d’EBOMAF.

La première concerne le dimensionnement de la chaussée. Contrairement aux standards classiques observés dans plusieurs pays de la sous-région, le projet adopte une largeur intermédiaire spécialement conçue pour favoriser la coexistence sécurisée entre poids lourds et véhicules légers.

« Ce n’est ni une route classique à deux fois deux voies, ni une simple route à une fois deux voies. C’est un gabarit élargi adapté à la circulation que nous rencontrons ici. Cette configuration permettra de réduire considérablement les risques d’accidents liés à l’étroitesse des routes », a expliqué Mahamadou Bonkoungou, PDG du groupe EBOMAF.

Cette approche répond directement aux enjeux de sécurité routière sur cet axe appelé à devenir l’une des principales portes d’accès vers le nord-ouest du pays.

Autre innovation notable : l’intégration de travaux connexes destinés à améliorer durablement le confort des usagers. Le projet prévoit notamment la mise en service de deux stations de péage sur le linéaire : l’une à la sortie de Ntoum en direction de Cocobeach, l’autre à l’entrée de la ville de Cocobeach.

Certaines zones stratégiques du tracé bénéficieront également d’un éclairage public moderne, un équipement encore rare sur plusieurs axes routiers du pays. Cette composante vise à renforcer la sécurité nocturne tout en améliorant l’attractivité des localités traversées.

Le troisième pilier de l’innovation repose sur la méthodologie de mise en œuvre adoptée pour ce chantier.

Le groupe EBOMAF souligne avoir bénéficié d’un cadre de travail validé par les autorités gabonaises, permettant une exécution optimisée des travaux malgré les contraintes climatiques souvent rencontrées dans cette partie du pays.
Pour le dirigeant burkinabè, cette approche constitue l’un des facteurs clés de la qualité observée aujourd’hui sur le terrain.

Après plus d’un an de travaux réalisés dans un environnement parfois difficile, EBOMAF estime avoir démontré sa capacité à respecter ses engagements de performance.

Fort de son expérience acquise sur de nombreux chantiers à travers l’Afrique de l’Ouest et centrale, le groupe entend faire de la route Ntoum–Cocobeach une référence régionale en matière d’infrastructures routières.

Au-delà du bitume, c’est une vision de long terme qui se dessine : celle d’un corridor moderne, sécurisé et durable, capable d’accompagner le développement économique du Gabon et d’améliorer durablement la mobilité des populations.

Une vitrine du savoir-faire d’EBOMAF. À l’issue de cette visite, un message se dégage clairement : pour Mahamadou Bonkoungou, le chantier Ntoum–Cocobeach ne constitue pas seulement un projet routier. Il représente une démonstration grandeur nature du savoir-faire d’EBOMAF et de son ambition de bâtir des infrastructures conçues pour servir plusieurs générations.



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