État civil, décentralisation et sécurité publique : le nouveau ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation est attendu sur des réformes décisives pour rapprocher l’État des citoyens.

Nommé à l’issue du remaniement du 11 octobre, Edgard Moukoumbi quitte les Travaux publics pour prendre les commandes d’un ministère stratégique. Il succède à Adrien Nguema Mba, avec à ses côtés Malcom Emery Djenno Ngomanda, promu ministre délégué après avoir été secrétaire général du département.

Trois chantiers prioritaires l’attendent.
Premier défi : fiabiliser l’état civil. Actes de naissance sécurisés, numérisation des procédures et centralisation des données sont essentiels pour garantir l’identité des citoyens, fiabiliser les listes électorales et faciliter l’accès aux droits sociaux. Les Assises nationales de l’état civil devront déboucher sur des mesures concrètes.

Deuxième urgence : rendre la décentralisation effective. Les collectivités locales réclament davantage de ressources et de compétences pour répondre aux besoins des populations. Réforme des textes, opérationnalisation du Fonds de péréquation et modernisation des recettes municipales devront permettre aux communes de dépasser le stade des promesses.

Troisième priorité : renforcer la sécurité et l’autorité de l’État. Lutte contre la criminalité, maintien de l’ordre public, prévention des tensions sociales et efficacité des autorités territoriales exigeront une action ferme, mais aussi un dialogue constant avec les populations.

Fort de son expérience aux Travaux publics, Edgard Moukoumbi devra désormais démontrer sa capacité à transformer les orientations politiques en résultats tangibles.
Un citoyen mieux identifié, une commune mieux financée, une population mieux protégée : c’est à l’aune de ces trois exigences que sera jugée son action à l’Intérieur.





Assistant Edu Gabon