Oyem, 13 septembre 2025 —Convergence Afrique.

Ce samedi restera gravé dans les mémoires des habitants du Woleu. Dans une ambiance festive et haute en couleurs, la ville d’Oyem a vibré au rythme du tournoi interclub baptisé « Les Fils de Nkoum Ekeign », une compétition entièrement dédiée au Songo’o, jeu traditionnel emblématique de la culture fang et plus largement gabonaise.

Venus des quatre coins du département, les pratiquants ont rivalisé d’adresse, de stratégie et de fair-play tout au long de cette journée exceptionnelle. Bien plus qu’un simple jeu, le Songo’o s’est révélé être une véritable vitrine culturelle, un héritage vivant qui rassemble, éduque et valorise l’identité d’un peuple.

Un hommage vibrant à la culture locale

À l’image d’un festival culturel, cette édition du tournoi a dépassé les enjeux sportifs pour affirmer une volonté collective : préserver et magnifier les trésors culturels du Gabon. À travers cette initiative, les organisateurs et les acteurs culturels du Woleu ont rappelé que « la culture est ce qui reste lorsqu’on a tout oublié ».

Le Songo’o, avec sa profondeur symbolique et sa portée intergénérationnelle, représente l’un de ces remparts identitaires à protéger. C’est une mission que se sont donnée les porteurs de ce projet, conscients que la sauvegarde du patrimoine culturel est un acte de souveraineté et de fierté nationale.

Un tournoi, un symbole

Si Saturnin Mba Essono a été désigné meilleur joueur de la compétition, la véritable victoire revient au Songo’o lui-même, qui a su rassembler, émouvoir et faire vibrer les cœurs. Dans sa splendeur, sa quintessence et son intemporalité, le jeu traditionnel a brillé de mille feux, rappelant à chacun l’importance de transmettre aux générations futures ces perles de sagesse populaire.

Un engagement durable

Le succès de cet événement repose aussi sur la mobilisation exemplaire des joueurs, des clubs, des organisateurs et de la communauté locale. Par leur engagement et leur implication, ils ont montré que le Songo’o n’est pas qu’un jeu d’antan, mais bien un pilier vivant de la culture gabonaise contemporaine.

Remerciements aux artisans de la tradition

Pour les organisateurs Les remerciements vont à tous ces artisans du Songo’o, gardiens infatigables de la mémoire collective, qui œuvrent chaque jour à faire rayonner les traditions. Grâce à eux, le Songo’o continuera de briller et de faire vibrer les générations présentes et futures.





Assistant Edu Gabon