Le Gabon accélère sa stratégie maritime. Avec la signature d’une convention de concession entre l’État et AOM Group, Libreville s’apprête à accueillir une gare maritime moderne, appelée à jouer un rôle central dans la circulation des personnes et des marchandises. Présidée par le ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, la cérémonie marque une étape clé dans l’ambition du pays de devenir un hub maritime incontournable du Golfe de Guinée.

Pensé comme un levier de transformation structurelle, le projet s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation des infrastructures portuaires nationales. Pour les autorités gabonaises, il s’agit de doter le pays d’équipements répondant aux standards internationaux, capables de soutenir la compétitivité économique et de renforcer l’intégration régionale. La future gare maritime de Libreville devrait ainsi améliorer la fluidité des échanges, tout en renforçant l’attractivité de la capitale sur les grandes routes maritimes de la sous-région.

Au cœur de cette initiative, un partenariat public-privé présenté comme innovant et durable. Ce modèle, privilégié par le gouvernement, vise à sécuriser les investissements tout en garantissant une gestion efficiente des infrastructures. Au-delà des enjeux économiques, le projet affiche une dimension sociale assumée : 200 emplois directs et 400 emplois indirects devraient être créés, offrant de nouvelles opportunités aux travailleurs gabonais.

Conscient des attentes suscitées, le ministre d’État a insisté sur la nécessité de respecter les délais de réalisation. «La rapidité et la rigueur dans l’exécution du projet sont essentielles», a-t-il rappelé, soulignant que la réussite de cette gare maritime conditionne l’atteinte des objectifs socio-économiques fixés par les autorités. Pour Libreville, cette infrastructure pourrait bien devenir le symbole d’un Gabon résolument tourné vers la mer et vers l’avenir.





Assistant Edu Gabon