Face à des salles de classe désertées par la crise sociale, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a choisi la voie de l’apaisement. Dans un message publié le 21 janvier 2026 sur sa page Facebook, elle a appelé enseignants et élèves à une reprise progressive des cours, tout en mettant en avant les avancées enregistrées dans le cadre du dialogue social engagé avec les partenaires du secteur éducatif.
La ministre n’a pas caché son inquiétude devant ce qu’elle a décrit comme le « silence des salles de classe », symptôme d’un système éducatif fragilisé par des tensions persistantes. Rappelant le rôle central des enseignants dans la construction de l’avenir national, elle a insisté sur la nécessité de préserver leur dignité et leurs conditions de travail, qu’elle qualifie de socle indispensable à toute ambition éducative durable.
Selon Camélia Ntoutoume Leclercq, les discussions menées avec les syndicats ont permis d’aboutir à des mesures concrètes, traduisant la volonté du gouvernement de répondre aux revendications jugées légitimes, sans pour autant compromettre la continuité du service public de l’éducation. Une ligne d’équilibre délicate, mais assumée.
Le ton du message se veut résolument rassembleur. Patience, responsabilité et dialogue y sont érigés en principes directeurs, dans un contexte où l’exécutif cherche à restaurer un climat de confiance entre les différents acteurs du système éducatif. La ministre reconnaît les difficultés encore présentes, tout en affirmant que les efforts en cours visent à instaurer un cadre de travail plus stable et respectueux, condition sine qua non de la qualité de l’enseignement.
Dans un registre plus moral, Camélia Ntoutoume Leclercq a également convoqué une référence biblique pour illustrer son appel à la réconciliation :
« Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5:9).
Cette prise de parole s’inscrit dans la dynamique de la Commission tripartite interministérielle, instance de concertation réunissant le gouvernement et les syndicats. Le protocole d’accord récemment transmis au Comité de suivi et d’évaluation constitue désormais un cadre institutionnel destiné à mesurer l’avancement des engagements pris et à ajuster les réponses aux attentes des enseignants comme à celles des élèves.
La ministre a appelé à l’unité et à la responsabilité collective, soulignant que le retour à l’école ne relève pas seulement d’un impératif pédagogique, mais d’un enjeu stratégique pour l’avenir du Gabon.




