À Brazzaville, les chefs d’État de la CEMAC ont sonné l’heure de la rigueur. Réunis en sommet extraordinaire sous la présidence de Denis Sassou Nguesso, ils ont acté une série de mesures destinées à renforcer la solidité financière de la zone et à préserver le franc CFA, véritable colonne vertébrale de l’intégration régionale.

Si la croissance revient progressivement et que l’inflation reste sous contrôle, les dirigeants reconnaissent que les fragilités persistent. La réponse se veut collective et sans ambiguïté : rapatriement obligatoire des recettes d’exportation, discipline budgétaire accrue et alignement strict sur les critères de convergence communautaires, en lien avec les programmes du FMI.

Autre priorité mise en avant : la souveraineté économique et alimentaire. En encourageant la substitution aux importations et la digitalisation des finances publiques, la CEMAC entend réduire sa dépendance extérieure et mieux protéger le pouvoir d’achat des populations.

La balle est désormais dans le camp des institutions communautaires. La Commission de la CEMAC et la BEAC ont reçu instruction de présenter, d’ici le printemps 2026, un rapport d’étape assorti d’indicateurs précis. Un test de crédibilité pour une organisation souvent critiquée pour la lenteur de ses réformes, mais qui semble, cette fois, déterminée à passer à l’action.





Assistant Edu Gabon