Dans un contexte marqué par de vives tensions autour de la gouvernance du football national, le président de Lozosport, Crépin Chamfort, est monté au créneau pour clarifier la position de son club. Face aux critiques et aux attaques relayées sur les réseaux sociaux contre Pierre Alain Mounguengui, il a réaffirmé avec fermeté le soutien de Lozosport à sa candidature.
Pour le dirigeant, les débats actuels ne doivent pas se réduire à des polémiques numériques qu’il qualifie de « nuisances sonores et visuelles ». L’enjeu, selon lui, est ailleurs : il s’agit avant tout de repenser en profondeur la gouvernance du football gabonais. « Le changement ne peut se limiter à un simple renouvellement des visages », laisse-t-il entendre, insistant sur la ضرورة d’une transformation durable des pratiques et des mentalités.
Le soutien de Lozosport à Pierre Alain Mounguengui repose, d’après Crépin Chamfort, sur des engagements concrets pris par le candidat devant les présidents de clubs. L’idée d’un mandat présenté comme le dernier apparaît, aux yeux du club, comme une opportunité stratégique pour organiser une transition progressive, structurée et sans heurts au sommet du football national.
Loin d’une posture opportuniste, Lozosport revendique un choix mûrement réfléchi, guidé par un sens de responsabilité et des valeurs culturelles. Le président du club évoque notamment la tradition bantoue, fondée sur la transmission apaisée du pouvoir, privilégiant le dialogue et l’équilibre à toute forme de rupture brutale. Une philosophie qui, selon lui, devrait inspirer la gestion des institutions sportives.
Dans cette optique, le club refuse de s’inscrire dans une dynamique de confrontation. Il préfère miser sur une continuité encadrée, estimant qu’un passage de témoin ordonné est plus à même de garantir la stabilité et le développement du football gabonais.
Cette prise de position intervient alors que le climat électoral reste particulièrement animé. Les déclarations des dirigeants de clubs, à l’image de celle de Lozosport, contribuent à structurer le débat public et à dessiner les contours de l’avenir du football au Gabon.





