Accra, 16 septembre 2025 –Convergence Afrique.

Face à la menace croissante des maladies virales du manioc, le Ghana renforce ses mesures de surveillance et de prévention afin de protéger l’une de ses cultures les plus cruciales. La mosaïque du manioc (CMD) et le streak brun du manioc (CBSD) représentent une menace sérieuse, non seulement pour la sécurité alimentaire nationale, mais aussi pour les revenus de milliers de producteurs ruraux.

Le manioc, culture vivrière de base pour des millions de Ghanéens, joue également un rôle économique important à travers la transformation en gari, tapioca ou amidon. Une chute de rendement due à ces maladies pourrait avoir des conséquences dramatiques.

Une mobilisation nationale contre un danger invisible

Bien que la maladie du streak brun n’ait pas encore été détectée sur le territoire, des tests de laboratoire ont révélé que les variétés locales de manioc y sont très sensibles. Cette vulnérabilité impose une vigilance constante.

En réponse, le ministère de l’Agriculture, en collaboration avec des instituts de recherche agronomique et des partenaires internationaux, a lancé une campagne de sensibilisation et de formation à grande échelle. Les agents agricoles sont formés à reconnaître les premiers signes des maladies virales, à effectuer des prélèvements et à utiliser des techniques de diagnostic avancées telles que la RT-PCR, capable de détecter les virus bien avant l’apparition de symptômes visibles.

Sensibiliser les agriculteurs, première ligne de défense

Les producteurs sont au cœur de la stratégie nationale. Des sessions de formation communautaires sont organisées dans les zones rurales afin d’éduquer les agriculteurs sur les bonnes pratiques agricoles : utilisation de boutures saines, surveillance régulière des cultures, signalement immédiat des cas suspects et collaboration étroite avec les services agricoles.

« Le manioc est la base de notre alimentation et une source de revenu essentielle. Nous ne pouvons pas nous permettre une épidémie comme celle du CBSD. Ces formations nous aident à mieux protéger nos champs », explique Kwame Danso, cultivateur dans la région d’Ashanti.

Protéger aujourd’hui pour garantir demain

Les autorités insistent sur le fait qu’une détection précoce est cruciale pour contenir ces maladies avant qu’elles ne s’étendent. En plus des campagnes de terrain, un réseau de laboratoires de diagnostic a été renforcé pour accélérer le traitement des échantillons et permettre une réponse rapide.

Le gouvernement appelle également à une collaboration régionale avec les pays voisins pour limiter les risques de propagation transfrontalière. Des échanges d’informations, des contrôles phytosanitaires renforcés et une harmonisation des normes sanitaires sont en cours de discussion au niveau de la CEDEAO.

Enjeux économiques et alimentaires majeurs

La lutte contre les maladies virales du manioc dépasse le cadre agricole : il s’agit d’un enjeu de sécurité alimentaire et de stabilité économique. Une épidémie non maîtrisée pourrait entraîner des pertes de rendements estimées à plus de 70 %, affectant directement la disponibilité du manioc sur les marchés locaux et les revenus des familles rurales.

En renforçant sa surveillance et en misant sur la prévention, le Ghana entend protéger non seulement sa production nationale, mais aussi les millions de personnes qui dépendent du manioc pour se nourrir et vivre dignement.



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