La Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT) ouvre une nouvelle page de son histoire. En procédant à une profonde réorganisation des staffs des sélections nationales, l’instance dirigée par Pierre-Alain Mounguengui affiche clairement son ambition : professionnaliser l’environnement des Panthères et bâtir une dynamique durable, de l’équipe A jusqu’aux catégories de jeunes.
Cette restructuration marque une étape importante dans la stratégie fédérale. Plus qu’un simple réaménagement administratif, elle traduit la volonté d’installer un modèle de fonctionnement moderne, inspiré des grandes nations du football africain, où chaque secteur — technique, médical, logistique, communication ou formation — occupe une place précise au service de la performance.
Pour conduire cette nouvelle aventure, la FEGAFOOT a confié les rênes sportives des Panthères A à Sébastien Bernard Henri Migné. Le technicien français sera accompagné de Sébastien Rebault et d’Anicet Yala Ngoukou, tandis que Guillaume Coffy assurera l’encadrement des gardiens de but. Alexandre Dellal prendra en charge la préparation physique et Flavio Desabre l’analyse vidéo.
Cette composition révèle une recherche d’équilibre entre expertise internationale et compétences nationales. Dans le football moderne, la performance ne repose plus uniquement sur le talent des joueurs, mais aussi sur la qualité de l’encadrement technique, la préparation physique, l’analyse des adversaires et le suivi individualisé des athlètes.
Autour du staff sportif, la FEGAFOOT a également renforcé les pôles médical, administratif et logistique. Le suivi sanitaire des internationaux sera assuré par le Dr François Diouf, assisté de l’ostéopathe Aurélien Abel Seder et des kinésithérapeutes Olivier Henneuse et Christian Moussavou.
Sur le plan organisationnel, Bruno Ekouelé Manga occupera les fonctions de manager général, tandis que Perah Ongoua-Allogo veillera à l’intendance. La communication et les relations avec les médias seront animées par Prince Mounguengui, community manager, et Pablo Moussodji Ngoma, officier média.
D’autres responsables viendront compléter cet organigramme élargi : Cédric Leisther Ndong Nyangone pour le rapport d’images, Arnold-Alvine Nzatsi Kassa à la sécurité, Ronny Lionel Koumba Khahil Hazem, ainsi qu’Aristide Moussavou Boulingui et Romuald Lepengue pour la gestion du matériel. Fabrice Do Markolino jouera, quant à lui, le rôle de référent Europe.
À travers cette organisation, la fédération cherche à offrir aux joueurs un cadre de travail structuré, où chaque détail est pensé pour favoriser la concentration et la performance sportive.
Mais la vision fédérale ne s’arrête pas à l’équipe première. La FEGAFOOT entend également préparer l’avenir en renforçant les sélections de jeunes. Saturnin Ibela Ignambi dirigera les U23, Albert Obiang Mintogo les U20 avec Julien Cédric Ndinga Mapangou comme adjoint. Chez les U17, Jean Joseph Ngoma travaillera avec Kévin Djony, tandis qu’Augustin Ngoume Moure et Brice Rostand Nkwele prendront en charge les U15.
Cette nouvelle répartition illustre la volonté de créer une véritable continuité entre les différentes catégories, afin de permettre aux jeunes talents repérés dans les compétitions nationales d’intégrer progressivement le haut niveau.
L’objectif affiché est clair : construire une identité commune aux sélections gabonaises et préparer une relève capable d’assurer la transition avec la génération actuelle des Panthères.
Le premier test grandeur nature de cette nouvelle organisation interviendra dès le 25 septembre 2026 à Rabat, où le Gabon affrontera le Maroc lors du premier tour des éliminatoires de la CAN 2027. Face aux Lions de l’Atlas, l’un des géants du football africain, Sébastien Migné et son staff auront l’occasion de mesurer rapidement l’efficacité de cette nouvelle dynamique.
Au-delà du résultat, cette rencontre permettra d’observer les premiers choix tactiques, la cohésion du groupe et la capacité du nouvel encadrement à insuffler une identité de jeu.
Pour Pierre-Alain Mounguengui et son équipe, l’enjeu est désormais de transformer cette réorganisation institutionnelle en succès sportifs. Les prochains mois diront si cette nouvelle architecture peut permettre aux Panthères de retrouver une place de premier plan sur la scène continentale.




