Une plainte déposée contre Dame Mpiga pour des propos jugés diffamatoires visant l’institution et son coordinateur général, le Dr Wenceslas Yaba.

Le différend qui oppose le SAMU Social gabonais à Dame Mpiga prend désormais une tournure judiciaire. Selon un communiqué publié par le SAMU Social gabonais, l’organisation a décidé de saisir la justice à la suite de la diffusion d’une vidéo considérée comme portant atteinte à son image ainsi qu’à celle de son coordinateur général, le Dr Wenceslas Yaba.
La procédure aurait été engagée auprès des autorités judiciaires de Franceville, dans un contexte où plusieurs publications et témoignages diffusés sur les réseaux sociaux ont récemment suscité des interrogations sur le fonctionnement de l’antenne locale du SAMU Social.

Une vidéo au cœur de la polémique
À l’origine de cette démarche judiciaire se trouve une vidéo dont le contenu est contesté par le SAMU Social. L’organisation estime que certains propos qui y sont tenus seraient susceptibles de porter atteinte à sa réputation et à celle de son responsable.
Le recours à la justice intervient ainsi dans un contexte particulièrement sensible, marqué par une multiplication des contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Pour le SAMU Social, il ne s’agit plus simplement d’un débat ou d’une controverse sur Internet, mais d’une affaire qui doit désormais être examinée dans le cadre légal.

Le principe reste toutefois celui de la présomption d’innocence : les accusations formulées par l’une ou l’autre des parties devront être établies devant les juridictions compétentes.
Franceville, épicentre d’un débat plus large
Cette plainte intervient alors que la situation du SAMU Social à Franceville fait l’objet de plusieurs commentaires. Un article publié le 9 septembre 2026 rapporte notamment des témoignages d’agents faisant état de difficultés concernant les salaires, les conditions de travail, les ambulances, l’accès à l’eau et la disponibilité de certains équipements. Ces affirmations demeurent des témoignages et doivent être confrontées aux explications de la direction et aux éventuelles pièces administratives.

Le SAMU Social gabonais est pourtant présenté depuis plusieurs années comme un dispositif destiné à rapprocher les soins et l’assistance sociale des populations vulnérables. Son action, notamment dans les zones éloignées, a été documentée par plusieurs médias, avec le Dr Wenceslas Yaba régulièrement présenté comme l’un des responsables de cette structure.

En saisissant le tribunal, le SAMU Social gabonais choisit donc de porter le différend sur le terrain judiciaire. Une démarche qui pourrait permettre de déterminer la nature exacte des propos diffusés, leur éventuel caractère diffamatoire et les responsabilités qui pourraient en découler.
Au-delà du cas particulier de Dame Mpiga, cette affaire pose une question devenue centrale dans l’espace public gabonais : jusqu’où peut aller la liberté d’expression sur les réseaux sociaux et à partir de quel moment une publication peut-elle engager la responsabilité de son auteur ?

Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à chacun de diffuser instantanément une information, une accusation ou un témoignage à un très large public. Mais cette liberté implique également une responsabilité, notamment lorsque des personnes physiques ou morales sont directement mises en cause.

Avec cette plainte, le SAMU Social gabonais entend défendre son image et celle de son responsable devant les juridictions compétentes. De son côté, la personne mise en cause pourra faire valoir ses arguments et ses moyens de défense dans le cadre de la procédure.
L’affaire est donc désormais entre les mains de la justice. Il appartiendra aux magistrats d’examiner les faits, les contenus diffusés et les éventuelles pièces produites par les différentes parties afin d’établir les responsabilités.

Nous y reviendrons…





Assistant Edu Gabon