Libreville, 8 octobre 2026 — Réuni ce jeudi sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a placé les préoccupations immédiates des populations au cœur de l’action gouvernementale. Au premier rang : la crise d’approvisionnement en carburant, mais aussi l’accès à l’eau et à l’électricité, les transports, le logement, la dette intérieure et le soutien aux entreprises gabonaises.
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Quelques heures avant le Conseil, le chef de l’État avait convoqué les principaux acteurs de l’aval pétrolier et de l’acheminement des produits pétroliers. Face aux perturbations qui affectent la mobilité, les transports et l’activité économique, il leur a demandé une mobilisation coordonnée pour rétablir rapidement une distribution normale et durable du carburant sur l’ensemble du territoire.
Le carburant, priorité immédiate
Le gouvernement est ainsi appelé à apporter une réponse concrète à une situation qui pèse directement sur le quotidien des ménages et sur le fonctionnement de l’économie. Pour le président de la République, le retour à la normale ne doit toutefois pas se limiter à une réponse ponctuelle : la sécurisation de l’approvisionnement doit s’inscrire dans la durée.
Cette exigence rejoint une ambition plus large : améliorer de manière tangible les conditions de vie des populations.
Eau, électricité, transports et logement
Le Conseil des ministres a ainsi remis au premier plan plusieurs chantiers structurants. Il s’agit notamment de sécuriser l’accès à l’eau potable et à l’électricité, d’accélérer la réalisation des infrastructures, d’améliorer les transports urbains et d’accroître l’offre de logements.
Le soutien aux PME gabonaises figure également parmi les priorités, tout comme la poursuite du règlement de la dette intérieure et le renforcement des secteurs de la santé et de l’éducation.
Plus de recettes, mais sans alourdir la pression sur les entreprises
Autre axe retenu : le financement du développement. Le chef de l’État demande une amélioration de la collecte des recettes publiques, une rationalisation des prélèvements et une accélération de la digitalisation du recouvrement.
L’objectif affiché est toutefois de renforcer les ressources de l’État sans accroître les charges pesant sur les opérateurs économiques, dans un contexte où la relance de l’activité demeure un enjeu central.
La réforme de l’État reste également au cœur de la feuille de route gouvernementale. Le gouvernement est invité à renforcer l’efficacité de l’administration et à traduire progressivement en actes les engagements issus du Dialogue National Inclusif.
Cette exigence d’efficacité vaut également pour les territoires de l’intérieur du pays. Le chef de l’État souhaite davantage d’investissements locaux, une meilleure valorisation des ressources disponibles, un accompagnement accru des entreprises et une accélération de la création d’emplois au profit des populations.
À travers ce Conseil des ministres, le pouvoir exécutif veut donc afficher une ligne claire : répondre aux urgences tout en préparant les conditions d’une transformation durable de l’économie et des services publics.
Le cap fixé au gouvernement est celui d’un État plus efficace, d’une économie plus productive et d’une action publique davantage orientée vers le citoyen.
À l’ère de la 5e République, le message présidentiel est désormais celui du résultat. Au-delà des décisions prises en Conseil des ministres, leur véritable mesure devra se vérifier dans le quotidien des Gabonais : carburant disponible, services essentiels plus fiables, infrastructures fonctionnelles, activité économique soutenue et emplois créés.





