Nommé ministre des Travaux publics et de la Construction, Lambert Mouvindé Millot hérite d’un secteur stratégique, confronté aux attentes pressantes des populations en matière de mobilité, d’entretien routier et de désenclavement.
Le changement de titulaire au ministère des Travaux publics et de la Construction ouvre une nouvelle séquence pour les infrastructures routières au Gabon. Nommé le 11 octobre 2026, Lambert Mouvindé Millot succède à Edgard Moukoumbi, appelé à prendre les rênes du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation.
Ancien directeur général de l’Entretien des routes et des aérodromes, le nouveau ministre connaît les enjeux liés à la préservation du patrimoine routier. Mais sa nomination intervient dans un contexte où les attentes dépassent largement la seule construction de nouvelles voies.
De l’entretien à des résultats visibles
Routes dégradées, axes difficiles d’accès, chantiers à achever et entretien parfois insuffisant : les défis sont nombreux. Pour les usagers, l’urgence est concrète. Il s’agit de circuler dans de meilleures conditions, de réduire les temps de trajet et de faciliter l’évacuation des produits agricoles comme l’accès aux services essentiels.
Lambert Mouvindé Millot devra ainsi contribuer à accélérer les travaux prioritaires, renforcer le suivi des entreprises et veiller à la qualité des ouvrages livrés. L’entretien préventif, souvent moins visible que les grands projets, constituera également un enjeu majeur pour éviter la dégradation prématurée des routes.
Au-delà des annonces, le nouveau ministre sera attendu sur des résultats mesurables : respect des délais, qualité des réalisations, maîtrise des coûts et amélioration effective des conditions de circulation, aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays.
La coordination avec les entreprises, les administrations techniques et les collectivités territoriales sera déterminante pour transformer les programmes en réalisations concrètes.
Pour les populations, le changement de ministre ne prendra tout son sens que si les effets se ressentent sur le terrain. La priorité reste la même : des routes praticables, des chantiers suivis et des infrastructures durables.
Pour Lambert Mouvindé Millot, l’enjeu est désormais de traduire sa connaissance du secteur en résultats tangibles. Dans un pays où la route demeure un levier essentiel de développement et de désenclavement, le bilan se mesurera moins aux promesses qu’aux kilomètres effectivement aménagés, réhabilités et entretenus.




