Dans un récent scandale judiciaire, l’affaire ZOGO MBOULOU contre UNCLE SAM secoue les fondements du système judiciaire gabonais. L’importation illicite de produits pharmaceutiques, notamment le « France lait », par la société UNCLE SAM, en partenariat technique avec Régilait, a mis en lumière les failles béantes dans l’application de la loi et la protection des droits des citoyens.

Le Dr. Constant ZOGO MBOULOU, en tant que Directeur de la succursale Régilait SAS Gabon, a courageusement dénoncé ces pratiques clandestines. Malgré les preuves accablantes et les sanctions administratives infligées à UNCLE SAM, l’affaire a été classée sans suite par le parquet de la République près le tribunal de première instance de Libreville.

Les ramifications de cette décision suscitent l’indignation au sein de la société civile, des parlementaires et des observateurs de l’appareil judiciaire. Le refus d’ouvrir une enquête approfondie compromet la crédibilité du système judiciaire et alimente les soupçons de corruption et d’ingérence politique.

Malgré les obstacles, ZOGO MBOULOU demeure déterminé à obtenir justice. L’article 98 du code gabonais de procédure pénale offre une lueur d’espoir, permettant à toute personne lésée par un crime ou un délit de se constituer partie civile devant le magistrat instructeur. Cette voie légale pourrait être cruciale pour faire avancer cette affaire et rétablir l’équité dans le processus judiciaire.

Cependant, les allégations de partialité en faveur du milliardaire libanais, Ali SAM KHAYAT, soulèvent des questions sur l’intégrité du parquet et la véritable motivation derrière la décision de classer l’affaire sans suite. La lutte contre la corruption au sein du système judiciaire gabonais reste un défi urgent et crucial pour garantir l’égalité devant la loi et protéger les droits fondamentaux des citoyens.

Affaire à suivre de près pour un système judiciaire plus transparent et équitable.

Gaël BOBOUAGNO LENGA,
Journaliste juridique et chroniqueur judiciaire