Le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso a plaidé, le 05 juillet à Kintélé, pour « l’institution d’une distinction sous la forme d’un prix de la Décennie africaine et mondiale de l’afforestation et du reboisement ».

Le chef de l’Etat congolais s’exprimait à l’ouverture du segment présidentiel de la première Conférence onférence internationale sur l’afforestation et le reboisement (CIAR).

« A travers la déclaration de Brazzaville, il nous appartient de recommander l’inscription de la décennie africaine et mondiale d’afforestation et du reboisement à l’agenda de la 70ème session de l’assemblée générale des Nations Unies qui se tiendra en septembre prochain, à New-York », a déclaré le président Sassou-N’Guesso.
Il a également suggéré « l’institution d’une distinction sous la forme d’un prix de la décennie africaine et mondiale de l’afforestation et du reboisement ». Cette distinction procède, a-t-il précisé, « de la nécessité de mobiliser les Etats et les forces vives des différentes nations sur la voie d’un univers prompte à mieux gérer la problématique forestière au bénéfice de tous ».

Pour Denis Sassou-N’Guesso, il est essentiel d’arrimer les efforts d’afforestation et de reboisement à l’exigence de renoncer de manière urgente et définitive à la déforestation. Parlant d’afforestation, il a mis en exergue l’exemple de son pays qui a institué, depuis 1984, une Journée nationale de l’arbre, le 6 novembre de chaque année. Les Congolais «accomplissent ce devoir citoyen avec ferveur et en toute responsabilité », a-t-il relevé.
Le chef de l’Etat congolais a également souligné que le Programme national d’afforestation et de reboisement (PRONAR) s’attèle, de son côté, depuis sa création en 2013, à repeupler les espaces dégradés ou restés sans arbres.

Six chefs d’Etat africains ont pris part à cette CIAR, à savoir Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, Sahle-Work Zewde d’Ethiopie, Umaro Sissoco Embalo de Guinée Bissau, Faustin Archange Touadera de Centrafrique, Nana Akufo Addo et Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo, l’hôte du sommet.
Ils ont entamé leurs travaux à huis clos, juste après la cérémonie d’ouverture qui a été précédée par le planting d’arbres sur un site aménagé à proximité du lieu de la conférence.

Josephine Lekonga à Brazzaville