Libreville, Convergence Afrique. À EM-GABON Université, l’IA s’invite dans les rédactions
Libreville. Trois jours pour apprivoiser l’intelligence artificielle, la questionner et, surtout, la remettre à sa juste place : celle d’un outil au service de l’humain. À EM-GABON Université, le séminaire sur l’usage responsable de l’IA s’est achevé vendredi 20 février, dans une ambiance mêlant fierté, lucidité et projections vers l’avenir.
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Ouverte le 18 février sous l’impulsion du professeur Franck Idyatha, la rencontre a réuni journalistes, étudiants et techniciens autour d’un même impératif : comprendre la révolution technologique en cours pour ne pas la subir. Pendant trois jours, les échanges ont été francs, parfois critiques, toujours nourris.
L’IA, entre fascination et vigilance
Dès la dernière matinée, Nada Ziadi a donné le ton. Place au concret. Exercices pratiques, cas d’école, démonstrations détaillées : les séminaristes ont exploré les usages éditoriaux de l’IA, avec un détour remarqué par l’outil Canva. Création visuelle, optimisation de contenus, nouvelles écritures narratives… Pour beaucoup, ce fut une révélation.
Mais l’enthousiasme n’a jamais éclipsé l’exigence. La formatrice a insisté : pas de raccourcis, pas d’automatisme aveugle. Chaque exercice devait être mené à terme, vérifié, corrigé. Une pédagogie de la rigueur, saluée par les participants, qui y ont vu un gage de professionnalisation.
« L’outil doit vous assister, jamais vous remplacer ». Au moment de clore les travaux, le message de Nada Ziadi s’est voulu sans ambiguïté :
« L’outil doit vous assister, jamais vous remplacer. Regardez, vérifiez, corrigez. Votre regard critique demeure irremplaçable. »
Dans un contexte où les rédactions africaines cherchent leur équilibre entre contraintes économiques et mutation numérique, l’avertissement résonne. L’IA peut accélérer, structurer, proposer. Elle ne saurait décider, ni porter la responsabilité éditoriale.
Portée par le Réseau national des journalistes indépendants (RENAJI), avec l’appui du CONIIA, la formation a aussi valeur de signal. Pour Serge Aimé Boulingui, président du RENAJI, l’enjeu dépasse le simple cadre académique : il s’agit d’inscrire la presse gabonaise dans les standards technologiques internationaux, sans renoncer à son identité.
Représentant le président du CONIIA, empêché, le directeur de la communication Pouli a salué « une initiative stratégique », appelant les professionnels à faire de la formation continue un réflexe face aux mutations numériques.
Moment institutionnel fort : l’installation de la coordination provinciale du Woleu-Ntem, confiée à Emmanuel Ebang Mvé. Une manière d’ancrer la dynamique au-delà de Libreville et d’essaimer sur l’ensemble du territoire.
La clôture officielle, assurée par le vice-président du RENAJI Thomas René She, a consacré un esprit de cohésion rarement démenti durant ces trois jours. Méga buffet, accolades, échanges de contacts : la convivialité a scellé ce qui ressemble moins à une fin qu’à un point de départ.
Car derrière l’atelier technique se dessine une question plus vaste : comment conjuguer intelligence humaine et intelligence artificielle dans des rédactions africaines en pleine recomposition ? À Libreville, une réponse commence à prendre forme : en formant, en encadrant et en rappelant que, face aux algorithmes, l’éthique demeure la première compétence.
Joy kengue
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𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞




