Le chef de l’État congolais, président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, Denis Sassou N’Guesso a déclaré que « les progrès réalisés peuvent nous amener aujourd’hui à la réconciliation des Libyens ». Il a fait cette déclaration lors de sa dernière visite de travail en Libye où il a animé avec Mohamed Al Younes Menfi, président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale libyen.

Au cours d’un point de presse animé au terme de son séjour libyen, le 11 décembre dernier, le Chef de l’Etat congolais a invité tous les acteurs impliqués dans la recherche de la paix et de la réconciliation en Libye à se mobiliser pour que l’année prochaine, les protagonistes libyens signent la charte de la réconciliation et le document de justice traditionnelle dans l’intérêt de leur pays, en particulier et celui de l’Afrique, en général.

Selon le président du comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, « si nous nous mobilisons tous, il nous sera possible, la veille du prochain sommet de l’Union africaine en mi-février 2025 à Addis-Abeba, que les libyens parviennent à signer la Charte nationale de réconciliation en présence de tous les membres du Comité de haut niveau ». Le président congolais s’est voulu confiant quant à l’adhésion des Libyens au processus de paix et de réconciliation dans leur pays.

Lors des entretiens, à Tripoli avec le président du conseil présidentiel libyen, Mohammed el-Menfi, le chef de l’Etat congolais a fait part, à son interlocuteur, de la stratégie de l’UA relative à la signature par les Libyens, notamment de la Charte nationale de réconciliation.

Le Président Denis Sassou-N’Guesso a, également saisi l’occasion de sa visite en Libye pour saluer les progrès significatifs réalisés par les parties en conflit. Il a souligné la nécessité d’unifier le pays par le biais d’un processus de réconciliation nationale qui favorisera la cohésion sociale et politique. Ainsi, Denis Sassou N’Guesso a remis au président du conseil présidentiel Libyen les conclusions du sommet de Brazzaville.

Au cours d’un entretien avec le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibah à Tripoli, le Président congolais a réitéré le même message, avant de rallier Benghazi, où il a rencontré d’autres acteurs libyens impliqués dans la crise, notamment le maréchal Khalifa Haftar.

L’Union Africaine a toujours plaidé pour une solution négociée à la crise libyenne depuis son déclenchement en 2011.

Joséphine LEKONGA





Assistant Edu Gabon