Brazzaville, 4 janvier 2025 –Convergence Afrique .

Le président Denis Sassou N’Guesso a lancé un appel à la responsabilité collective face à la recrudescence de la délinquance juvénile dans les grandes villes du Congo. Cet appel a été formulé à l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’échanges de vœux de nouvel an, organisée au palais des congrès de Brazzaville, en présence des corps constitués nationaux et des forces vives de la nation.

Le couple présidentiel congolais lors de la cérémonie des vœux des corps constitués et des forces vives de la nation.

Le couple présidentiel congolais lors de la cérémonie des vœux des corps constitués et des forces vives de la nation.

Dans son discours, le chef de l’État congolais a pointé du doigt les comportements déviants observés chez certains jeunes, qu’il considère comme un signal d’alarme pour tous les parents et éducateurs. « Le but de l’éducation est d’apprendre aux enfants non des faits mais des valeurs », a-t-il déclaré, avant de rappeler que « l’éducation commence aux pieds d’une mère ». Denis Sassou N’Guesso a également souligné que le manque d’éducation est souvent à l’origine des égarements de nombreux individus.

Le président a critiqué l’attitude passive de certains parents face à cette situation, les exhortant à ne pas se limiter à déplorer les actes de délinquance mais à adopter une approche proactive pour enrayer ce fléau. Il a comparé cette démission à « la Bêtise Humaine », une expression qu’il a utilisée pour décrire le refus d’assumer les responsabilités individuelles et collectives dans les troubles qui affectent la société congolaise.

Le chef de l’État a également attiré l’attention sur l’impact des avancées technologiques, notamment dans le domaine des médias, qu’il estime être détournées par des esprits malveillants pour influencer négativement les jeunes à travers des pratiques comme la cybercriminalité.

L’année de la jeunesse : un engagement renforcé

Évoquant les initiatives gouvernementales en faveur de la jeunesse, Denis Sassou N’Guesso a rappelé que 2024, déclarée « année de la jeunesse », a permis de poser des bases solides pour le développement et l’épanouissement des jeunes Congolais. Il s’est engagé à poursuivre ces efforts dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2022-2026 et au-delà.

Le président a salué l’implication des corps constitués nationaux et des forces vives de la nation dans la mise en œuvre de ces programmes, affirmant que l’éducation de la jeunesse constitue le fondement de tout État.

Un appel à l’action des aînés

Dans une intervention remarquée, le premier président de la Cour suprême, Henri Bouka, a également alerté sur les dangers liés à une possible « internalisation » de la délinquance juvénile, qui pourrait devenir une menace existentielle pour la jeunesse, l’État et la nation. Il a plaidé pour un engagement accru des parents et des aînés, les exhortant à jouer un rôle actif dans l’encadrement et la réinsertion des jeunes en difficulté.

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Le président de la cour suprême, Henri Bouka au cours de son évocation lors des vœux

« Cette frange marginalisée de la jeunesse doit se ressaisir et revenir sur le droit chemin, car c’est une exigence non négociable », a insisté Henri Bouka, appelant à une prise de conscience collective pour protéger l’avenir du Congo.

Face à l’urgence, le message du président Denis Sassou N’Guesso et des autres acteurs nationaux sonne comme un appel à la mobilisation générale pour redonner à la jeunesse congolaise les repères nécessaires à son épanouissement.

Francis Issaka ,notre correspondant à Brazzaville



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