Réunis en assemblée générale le lundi 13 janvier 2025 au palais de justice de Libreville, les membres du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG) ont exprimé leur vive colère à l’encontre du ministre de la Justice, Garde des sceaux, Paul Marie Gondjout. Ils l’accusent d’incompétence, d’atteinte à l’indépendance de la justice et d’inaction face à leurs revendications. Le syndicat conditionne désormais la reprise normale de leurs activités à la finalisation des décrets d’application du nouveau statut des magistrats.
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Une justice laissée pour compte
Les magistrats déplorent l’absence de progrès significatif dans leurs conditions de travail et de vie depuis l’instauration de la transition politique en août 2023. Malgré les promesses des autorités de doter le Gabon d’une justice de référence, aucune avancée concrète n’a été constatée. Selon Landry Abaga Essono, président du SYNAMAG, l’exécutif ne montre aucune volonté réelle de mettre en place des politiques publiques solides et viables pour améliorer les conditions des acteurs judiciaires.
Ce manque de volonté a des répercussions graves, notamment une baisse de la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires. Les magistrats dénoncent également les interférences constantes du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires, compromettant davantage l’autonomie de cette institution.
Des attentes non satisfaites malgré des concessions
Après avoir suspendu leur grève générale illimitée le 29 septembre 2023 à la demande du président de la transition, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, les magistrats espéraient des avancées significatives, notamment l’application des dispositions relatives à leur rémunération et aux avantages prévus dans leur nouveau statut. Cependant, ces attentes restent insatisfaites, et les problèmes persistants nourrissent un sentiment de désillusion au sein de la profession.
Un appel à la destitution du ministre de la Justice
Face à cette situation, le SYNAMAG demande avec insistance l’éviction du ministre de la Justice, Paul Marie Gondjout, qu’il accuse d’être au cœur d’une tentative de déstabilisation de l’institution judiciaire. Les magistrats estiment que son départ est essentiel pour restaurer la confiance et engager les réformes nécessaires à une justice gabonaise digne, indépendante et performante.
Un ultimatum pour des actions concrètes
Les magistrats conditionnent toute reprise normale du travail à la signature des décrets d’application du nouveau statut, qu’ils qualifient de « véhicule sans accessoires ». Ils exhortent également les autorités à honorer les engagements pris envers la profession.
Dans ce contexte tendu, l’avenir de la justice gabonaise dépendra de la capacité du gouvernement à répondre aux revendications des magistrats, rétablir l’indépendance judiciaire et regagner la confiance des citoyens dans leurs institutions.
Gaël BOBOUAGNO L
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