Le 13 février 2025, Dieudonné Minlama Mintogo, Président du mouvement « Ensemble Pour la République », a lancé un appel vibrant à l’unité, à la paix et à la responsabilité, soulignant la nécessité d’une approche pacifique dans la politique gabonaise. À travers une déclaration forte, il a réaffirmé que la violence n’a pas de place dans le paysage politique du Gabon.
L’histoire de la transition démocratique du pays, amorcée en 1990, a marqué un tournant décisif pour le peuple gabonais. Ce fut une époque où les acteurs politiques, les membres de la société civile et toutes les autres composantes de la nation ont unanimement choisi de quitter le monopartisme pour embrasser la démocratie et le multipartisme. Un processus fondé sur l’acceptation des principes fondamentaux de l’unité nationale et de la diversité des idées. La violence politique a été rejetée fermement en faveur de la libre expression et de la coexistence pacifique.
Dans son discours, Minlama Mintogo rappelle que les Gabonais se sont accordés à bâtir leur vivre ensemble sur ces valeurs essentielles. Il souligne que, quel que soit l’endroit où un Gabonais se trouve, il est chez lui, et que les élections demeurent la seule voie d’accès au pouvoir politique. « Nous avons décidé de consacrer la libre expression, d’accepter la contradiction et de rejeter la violence, le tribalisme et l’exclusion », a-t-il déclaré.
Il a fermement condamné les actes violents orchestrés par certains responsables politiques visant à empêcher un citoyen, un compatriote, de participer librement à la vie politique et d’échanger avec ses concitoyens, comme cela s’est produit récemment à Mitzic. Ces actes, selon lui, représentent une menace pour la stabilité et l’unité nationale, et il a appelé les autorités judiciaires à agir pour appréhender les responsables et les tenir responsables de leurs actes.
Minlama Mintogo a cité les enseignements de son défunt père, Simon Oyono Asna, pour illustrer le danger de la violence politique. Il a comparé la violence à une roue de camion lancée par un jeune sur le bord d’une falaise, sans savoir où elle va s’arrêter ni les conséquences qu’elle pourra engendrer. Cette image puissante sert de mise en garde : « La violence en politique, on sait comment elle commence, mais personne ne sait comment et quand elle se termine », a-t-il averti.
Il a également mis en lumière les défis socio-économiques auxquels le pays est confronté, notamment la précarité des jeunes, qui peut devenir un terreau fertile pour l’extrémisme politique. « C’est l’occasion de rappeler à ceux qui prônent la violence politique qu’ils doivent cesser de jouer avec le feu », a-t-il martelé. Il a invité chaque acteur politique à faire preuve de retenue et de responsabilité, soulignant que le Gabon appartient à tous et que nul n’a le droit d’imposer sa volonté à une autre partie de la population.
Dans ce contexte, il a également évoqué la liberté de chaque citoyen gabonais, y compris Billy Bi Nzé, de circuler librement sur le territoire national et d’exercer ses activités politiques dans le respect des lois et règlements en vigueur. Il a rappelé que la sécurité et la protection de tous sont de la responsabilité des autorités, et que la loi doit être respectée sans exception.
Dieudonné Minlama Mintogo a réaffirmé que le Gabon doit continuer à avancer sur la voie de la paix, du respect des différences et de la démocratie. Il a appelé à l’unité nationale, soulignant que la violence n’a aucune place dans le Gabon de demain. Cette déclaration est un appel solennel à préserver les valeurs fondatrices du pays et à assurer un avenir harmonieux pour tous les Gabonais.
Ruth Daniel
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