Un pas de plus vers la normalisation institutionnelle. Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, a annoncé ce samedi 3 mai dans son discours d’investiture que les élections législatives et locales se tiendraient les 27 septembre et 11 octobre 2025. Un double scrutin décisif pour le retour à l’ordre constitutionnel, promis depuis la chute d’Ali Bongo Ondimba en août 2023.
Dans une allocution télévisée très attendue, le chef de l’État a souligné l’importance de cette échéance électorale. « Il s’agit d’un tournant majeur pour la restauration de la démocratie et la légitimité des institutions républicaines », a-t-il déclaré. Cette annonce, bien que prévue, marque une étape symbolique dans le calendrier politique de la transition.
Ces élections permettront de renouveler l’Assemblée nationale ainsi que les conseils locaux, deux piliers d’un système institutionnel mis entre parenthèses depuis le coup d’État militaire. Le calendrier précis du processus électoral, incluant la période de dépôt des candidatures et la campagne, sera dévoilé dans les mois à venir par le Centre gabonais des élections (CGE).
Dans l’immédiat, les formations politiques, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux scrutent avec attention les préparatifs de ce scrutin. La tenue d’élections libres et transparentes constitue un test de crédibilité pour les autorités du pays, qui avaient formalisé cet engagement lors des Assises nationales pour la refondation, organisées en 2024 à Libreville.
Si les défis restent nombreux sécurisation du processus, mise à jour du fichier électoral, garantie de l’inclusivité , cette annonce donne le ton d’une cinquième République qui entre dans sa phase décisive. Reste à savoir si elle suffira à convaincre les sceptiques d’un retour effectif à un régime civil avant la fin 2025.
Joy Kengue





