Disparu à l’âge de 79 ans à Rabat, au Maroc, le général Idriss Ngari fut l’un des visages les plus marquants du régime d’Omar Bongo. Militaire de carrière, homme politique aux portefeuilles variés, figure de pouvoir discrète mais influente, il incarnait à lui seul une époque révolue du Gabon.

Le Gabon tourne une page de son histoire politique. Le général à la retraite Idriss Firmin Ngari s’est éteint ce mardi à l’âge de 79 ans dans un hôpital de Rabat, où il était soigné depuis plusieurs semaines. Sa disparition marque la fin d’un parcours emblématique, celui d’un homme au cœur du système Bongo, dont il fut l’un des piliers les plus solides.

Une ascension fulgurante au sein de l’armée

Né le 2 avril 1946 à Ngouoni, dans la province du Haut-Ogooué, Idriss Ngari débute sa carrière militaire à la fin des années 1960. Dès le départ, il se démarque par son professionnalisme et sa loyauté, ce qui lui permet de gravir rapidement les échelons. En 1984, il est nommé chef d’état-major des forces armées gabonaises, fonction qu’il occupera pendant une décennie.

Dans un pays où l’armée joue un rôle central dans la stabilité du pouvoir, cette position le propulse dans le premier cercle d’Omar Bongo, dont il est par ailleurs parent. Cette proximité familiale et politique sera déterminante dans la suite de sa carrière.

Ministre tout-terrain du régime Bongo

À partir de 1994, Ngari effectue une transition fluide vers le monde politique. Ministre de la Défense, puis des Transports, de l’Intérieur, des Travaux publics, du Tourisme et enfin de la Santé, il cumule les portefeuilles et gagne une réputation d’homme de dossiers, capable de gérer les secteurs les plus sensibles de l’État. Il est également député et vice-président de l’Assemblée nationale, tout en restant une figure centrale du Parti démocratique gabonais (PDG).

Surnommé par certains “l’homme à tout faire du régime”, il incarne la stabilité, la fidélité et la fermeté. Toujours dans l’ombre, rarement sur le devant de la scène médiatique, Ngari laisse l’image d’un stratège en coulisses, un homme d’appareil dont la loyauté envers Omar Bongo ne s’est jamais démentie.

Une époque révolue

Avec sa mort, ce sont les souvenirs d’une époque révolue du Gabon qui ressurgissent : celle des longues années de règne d’Omar Bongo, du centralisme autoritaire, et de l’hégémonie incontestée du PDG. L’annonce de son décès suscite une émotion particulière parmi les anciens cadres du parti et les militaires de sa génération.

Idriss Ngari n’était pas seulement un serviteur de l’État ; il en était aussi un symbole. Celui d’un régime qui, malgré ses critiques, a façonné la structure politique et institutionnelle du pays tel qu’il est aujourd’hui.

Et maintenant ?

La date du rapatriement de sa dépouille au Gabon n’a pas encore été annoncée, tout comme les détails des obsèques officielles. Mais il ne fait aucun doute que la République lui rendra un hommage à la hauteur de son parcours.

Alors que le Gabon est engagé dans une phase de transition politique post-Bongo, la disparition d’Idriss Ngari apparaît comme un rappel solennel des hommes qui, pendant des décennies, ont façonné les arcanes du pouvoir. Un chapitre s’achève. Un autre reste à écrire.

Sincères condoléances de la part de la rédaction du groupe médias panafricain, sunlight Afrik Com Services.



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