Libreville – Jeudi 12 juin 2025. Convergence Afrique.

Le rideau s’est levé sur une séquence politique dense, ambitieuse, presque inédite, au cœur du Palais Rénovation. Devant une salle comble, ponctuée par les flashes des journalistes nationaux et internationaux, le porte-parole de la Présidence gabonaise, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a livré un discours liminaire au ton assumé, structuré et résolument souverainiste.

À travers ses mots, c’est toute la doctrine politique du président Brice Clotaire Oligui Nguema qui a été déclinée : celle d’un État en reconquête de ses ressources, de son autorité, de son avenir.

« Il ne s’agit pas simplement de gouverner autrement. Il s’agit de repenser le fonctionnement de l’État, de redonner du sens à l’action publique et de replacer l’intérêt général au cœur de chaque décision, » a-t-il lancé d’entrée, donnant le ton d’une conférence de presse aussi solennelle que stratégique.

Reprendre la main sur les ressources : un virage économique assumé
Le message est clair : le temps des contrats déséquilibrés, des ressources bradées, des privilèges étrangers sans contreparties est révolu. Le Gabon version Oligui veut négocier d’égal à égal. Symbole de ce changement de cap, la suspension de l’accord de pêche avec l’Union européenne. Une décision qui marque un tournant majeur dans la diplomatie économique gabonaise.

Pour Libreville, l’accord avec Bruxelles n’était ni équitable ni durable : faible retour économique, promesses de modernisation non tenues, et menace sur les ressources halieutiques nationales. Un triple constat qui a précipité sa suspension. Mais loin d’un repli nationaliste, le gouvernement parle de renégociation souveraine et d’un partenariat repensé, où le Gabon cesse d’être un simple pourvoyeur de matières premières.

Réformes structurelles : la SEEG dans l’œil du cyclone
Dans la foulée, Nzame-Nze Biyoghe a abordé un autre sujet épineux : la refondation de la Société d’Eau et d’Énergie du Gabon (SEEG), minée par des décennies de mauvaise gestion. Objectif affiché : améliorer la desserte, moderniser les infrastructures et rétablir la confiance des usagers.

Un plan d’investissement colossal – près de 1 000 milliards de FCFA – a été élaboré. La nouvelle direction, installée depuis le 3 juin, dispose d’un délai de six mois pour assainir les comptes, réorganiser les pôles eau et électricité, et instaurer une gouvernance transparente.

« Seule la performance compte. La nouvelle ère administrative est celle de la rigueur, de l’éthique et de la redevabilité, » a martelé le porte-parole, entérinant ainsi la fin de l’impunité administrative.

Du brut transformé au poulet local : vers une souveraineté productive
Le plan présidentiel ne se limite pas aux institutions. Il s’enracine aussi dans une transformation en profondeur de l’économie gabonaise. Parmi les décisions majeures entérinées en Conseil des ministres :

l’interdiction de l’exportation du manganèse brut d’ici 2029,

la fin des importations de poulet de chair à partir de 2027.

Deux mesures qui témoignent d’une volonté farouche de renforcer les chaînes de valeur locales. Pour le manganèse, c’est la fin programmée du « tout à l’export ». Pour le poulet, c’est le retour en grâce d’une filière avicole nationale, jusqu’ici marginalisée par les importations bon marché.

La diplomatie de la paix, la voix d’un Gabon apaisé
Sur le volet international, Nzame-Nze Biyoghe a souligné la volonté du Chef de l’État d’incarner une diplomatie de responsabilité et de coopération. Lors de sa visite à Malabo le 4 juin, Oligui Nguema et son homologue équato-guinéen Teodoro Obiang ont esquissé une solution concertée au contentieux des îles Mbanié, Cocotiers et Conga, dans le respect mutuel des souverainetés.

Une séquence conclue à Sipopo, lors du sommet de la CEEAC, où le président gabonais a clairement affirmé que l’Afrique centrale ne pouvait plus « être spectatrice de sa propre transformation ». Une phrase qui résonne comme un manifeste de leadership régional.

Réformes politiques : l’éthique comme colonne vertébrale
Dans le registre politique, le gouvernement prépare aussi un assainissement du paysage partisan, avec un projet de loi sur les partis politiques visant à responsabiliser les acteurs, exiger de la représentativité et rompre avec la politique de rente.

En parallèle, l’État annonce la création de cinq Fonds stratégiques et d’une centrale d’achat publique, pour mieux planifier les investissements et lutter contre la vie chère.

« Discipline, méthode, exemplarité » : une présidence sous haute exigence
Dans sa circulaire du 8 mai, le Président a redéfini la méthode de gouvernance : rigueur, planification, résultats mesurables. Les ministres sont tenus à une obligation de résultats, sous peine de sanctions. Chaque décision doit être motivée par un dossier solide. La performance remplace l’apparat.

Une transition qui se veut transformation
Avec la conférence de presse du 12 juin, Libreville envoie un signal fort : le pouvoir entend gouverner avec les Gabonais, pour les Gabonais. L’État ne sera plus gestionnaire de l’héritage, mais architecte d’une souveraineté rénovée, où chaque ressource nationale doit profiter au plus grand nombre.

« Le Président poursuit avec détermination sa mission de refondation nationale, » conclut le porte-parole. « Chaque mesure vise à rendre au peuple gabonais la dignité, la souveraineté, la justice et l’espérance. »

Joy kengue



Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞