Moanda, ce mercredi 18 juin, s’est transformée en carrefour stratégique du renouveau éducatif gabonais. Sous un soleil de plomb mais avec une détermination intacte, Camélia Ntoutoume Leclercq, Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, de l’Instruction civique et de la Formation professionnelle, a foulé le sol de cette ville minière du sud-est du pays pour une mission de terrain à haute portée symbolique.

Une tournée à forte valeur pédagogique

Entourée de figures locales et d’acteurs majeurs du secteur privé, à l’instar de Loïse Tamalgo, directeur du développement durable de Comilog, et d’Aunel Loumba, directeur de la communication d’Eramet Comilog, la Ministre d’État a entamé une visite de chantiers éducatifs qui préfigurent un changement d’échelle dans la politique d’accès à une éducation de qualité.

Première escale : le chantier du futur Lycée de l’Excellence de Moanda, vitrine du partenariat État-Comilog dans le cadre du fonds RSE de l’entreprise. Ce complexe, pensé comme un pôle d’excellence à rayonnement national, comptera 56 salles de classe, un internat dernier cri, ainsi que des infrastructures sportives et pédagogiques de pointe. À Moanda, l’éducation se rêve désormais en grand.

Relocalisation rime avec éducation

Autre étape, autre symbole : l’école publique Lekolo 2. Plus qu’un simple établissement primaire et pré-primaire, cette structure est la réponse éducative à un défi social : l’accueil des enfants issus des familles relocalisées à la suite de l’exploitation du gisement de Bangombé. Entièrement financé par Comilog, le projet comprend 18 salles de classe modernes, mais aussi un ensemble d’équipements communautaires (dispensaire, aire de jeux, marché, éclairage public…). Ici, l’école devient un levier de reconstruction et d’intégration.

Public-privé, un tandem gagnant

Tout au long de cette mission, Camélia Ntoutoume Leclercq n’a eu de cesse de marteler l’importance d’un dialogue renforcé entre les secteurs public et privé. Pour elle, « l’implication des entreprises dans l’éducation n’est plus une option, mais un impératif ». Dans une région où l’activité minière côtoie des réalités sociales contrastées, cette alliance apparaît comme un accélérateur de transformation.

L’écocitoyenneté comme horizon

Mais la visite ministérielle ne s’est pas arrêtée à la seule brique éducative. Elle s’est aussi projetée vers un avenir plus vert. La Ministre a salué l’initiative Gabon Green Generation by Lékédi, portée par la Fondation Lékédi en partenariat avec WWF Gabon. Ce programme pilote ambitionne de sensibiliser 1 200 collégiens et lycéens de Moanda et Bakoumba aux défis du climat, à la protection de la biodiversité et aux opportunités offertes par les métiers verts. Une éducation écologique, citoyenne et prospective, à l’image de la vision gouvernementale.

Une éducation au centre du projet national

Dans les mots de Camélia Ntoutoume Leclercq, un cap se dessine clairement : «faire de l’éducation un pilier du développement national ». En mettant en lumière les synergies possibles avec le secteur privé, en ancrant les projets dans les réalités locales et en ouvrant les esprits à l’urgence climatique, la Ministre d’État trace une nouvelle voie. Celle d’une éducation enracinée, inclusive, ambitieuse – et résolument tournée vers l’avenir.

À Moanda, les fondations de cette école du futur sont déjà en train de s’élever.





Assistant Edu Gabon