Le 30 août 2023 restera, sans conteste, une date charnière dans l’histoire contemporaine du Gabon. Ce jour-là, un coup de libération pacifique a bouleversé l’ordre établi, mettant fin à un régime usé par des décennies d’abus, de mal-gouvernance et de rupture du lien social. Loin d’être un simple évènement militaire, ce moment historique a été perçu par une large frange du peuple comme une intervention providentielle, un souffle salvateur venu rétablir la justice dans un pays épuisé, désabusé, désorienté. Mais au-delà de l’euphorie du changement, un enjeu majeur subsiste : comment traduire cette rupture en véritable renaissance nationale ? C’est ici que s’affirme l’Oliguisme, nouvelle doctrine d’action et de transformation incarnée par le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, artisan de ce sursaut.

Un acte fondateur aux allures de résurrection nationale

Le coup de libération du 30 août s’est imposé comme une réponse inédite à l’impasse nationale, politique et morale dans laquelle le Gabon était enlisé. Aucune goutte de sang n’a coulé, comme pour signifier une volonté de rupture pacifique, et un rejet catégorique de la violence. Pour un peuple meurtri par des années d’humiliation, de misère sociale, de népotisme institutionnalisé et de trahison de l’idéal républicain, cet acte a été vécu comme un soulagement, voire une guérison collective.

Mais la libération politique n’est rien sans refondation morale. Elle n’a de sens que si elle s’accompagne d’un changement profond des comportements, des institutions, et de la culture politique elle-même. Or, les ennemis du renouveau sont encore présents et virulents : corruption généralisée, incivisme rampant, désengagement citoyen, désorganisation administrative et surtout perte des repères éthiques et culturels.

Une société défigurée par l’ingouvernabilité

Ce qu’on appelle aujourd’hui l’ingouvernabilité est le fruit d’un long processus de décomposition. Le système administratif est devenu dysfonctionnel, gangréné par des pratiques opaques : constructions anarchiques, occupations illégales, locations massives de bâtiments publics au détriment de l’intérêt général, utilisation anarchique des réseaux sociaux pour propager haine et désinformation. Le cadre normatif s’est effondré, emportant avec lui l’éthique de l’État, la sacralité du bien public et la cohésion nationale.

La méritocratie a cédé la place à l’oligarchie de fortune, où l’ascension sociale dépend plus des moyens financiers que de la compétence ou de la probité. Le sentiment de désespoir est tel que l’incivisme est devenu une forme d’expression politique pour une partie de la population désillusionnée. Le Gabon s’est retrouvé à l’image de ses dérives : désorganisé, désincarné, sans étiquette ni éthique, menacé jusque dans son identité même.

L’Oliguisme : doctrine de rupture, doctrine de salut

Face à ce chaos, l’Oliguisme émerge comme une révolution mentale et institutionnelle, un sursaut de conscience politique. Il s’agit moins d’un régime que d’un nouvel imaginaire républicain, fondé sur l’ordre, la justice, la responsabilité et la souveraineté. Il ne s’agit pas de reconstruire sur les ruines, mais de refonder, de créer un État digne, fort, juste et efficace, où la jeunesse et les femmes longtemps reléguées deviennent les actrices du changement.

L’Oliguisme repose sur une volonté de restaurer l’autorité de l’État tout en gardant le citoyen au centre des préoccupations. Certes, les décisions prises peuvent parfois heurter, paraître dures, voire impopulaires. Mais gouverner, c’est aussi avoir le courage de faire face à l’impopularité, lorsqu’elle sert une vision à long terme. « La fin justifie les moyens », dit l’adage à condition que ces moyens soient transparents, justes et au service du peuple.

Vers un État juste et réparateur

Un État fort n’est pas un État répressif. C’est un État qui protège, qui répare, qui anticipe et qui accompagne. L’Oliguisme, s’il veut réussir, doit intégrer cette dimension sociale et humaine. Il ne peut se contenter de sanctionner : il doit aussi prévenir, éduquer, réparer les injustices, accompagner les populations les plus vulnérables y compris celles affectées par leurs propres manquements civiques ou les dégâts collatéraux du passé.

C’est à cette condition que le Gabon pourra sortir durablement du cycle de l’échec politique et du populisme, et faire mentir les faux prophètes qui, après avoir contribué à la chute, se présentent aujourd’hui comme des sauveurs.

Le Gabon vit un moment rare dans son histoire : celui d’un espoir réel, L’Oliguisme n’est pas une panacée, mais il offre un cadre de réflexion et d’action inédit, à condition qu’il s’ancre dans une vision claire, des institutions refondées, une éthique de responsabilité et un patriotisme actif. Ce n’est qu’à ce prix que cette dynamique pourra produire une renaissance durable et non un simple sursaut passager.

Le chantier est immense, les résistances nombreuses, mais la direction est tracée : refuser la fatalité, restaurer l’autorité de l’État, réconcilier le peuple avec lui-même, et bâtir enfin un Gabon réconcilié, souverain et tourné vers le progrès partagé.

Rodrigue MAISSA NKOMA



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