Le 8 juillet 2025, l’UNICEF Gabon a franchi les lourdes grilles de la prison centrale de Libreville. Objectif : rencontrer les mineurs incarcérés – filles et garçons – et entendre, au-delà des barreaux, des voix souvent tues, des rêves suspendus, mais pas éteints.
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Ils ne sont qu’une poignée, adolescents aux regards fatigués mais au cœur encore battant. Derrière les murs austères de la maison d’arrêt de Libreville, les jeunes détenus ont reçu une visite inhabituelle ce mardi 8 juillet : celle de l’équipe de l’UNICEF Gabon, conduite par la cheffe de bureau, Dr Marie-Reine Chirezi FABRY.
Une rencontre forte, humaine, poignante. « Ce sont des enfants avant d’être des détenus. Ce sont des vies pleines de potentiel, pas des dossiers à classer », confie-t-elle avec émotion après les échanges.
« Je veux redevenir un élève, pas un numéro »
Au fil des discussions, les langues se délient. Un garçon d’à peine 15 ans raconte son envie de reprendre l’école. Une jeune fille espère retrouver sa mère et devenir coiffeuse. Un autre, passionné de football, rêve de rejouer un jour sur un terrain sans grillage. Ils parlent de réinsertion, de pardon, d’espoir. Et surtout, d’un avenir possible.
Cette humanité crue, cet espoir résilient, touchent profondément la représentante de l’UNICEF. « Le plus frappant, dit-elle, c’est leur volonté de tourner la page. Beaucoup veulent se racheter, retrouver la confiance de leurs familles, et reprendre une vie normale. »
Des avancées notables… mais un combat loin d’être terminé
La visite a également mis en lumière les efforts tangibles du gouvernement gabonais pour humaniser les conditions de détention des mineurs. Grâce à une équipe pénitentiaire engagée et formée aux droits de l’enfant, des progrès notables ont été réalisés : espaces dédiés aux mineurs, accès à l’éducation, écoute psychologique, programmes de réinsertion…
Un changement salué par l’UNICEF, qui note « l’application croissante des droits de l’enfant même en milieu carcéral ». Une évolution qui reste toutefois fragile et demande un soutien institutionnel constant.
L’État au rendez-vous
La visite a été rendue possible grâce à l’appui du Ministère de la Justice, dont l’engagement est reconnu par les partenaires internationaux. Pour l’UNICEF, ce partenariat est essentiel pour faire bouger les lignes : « Ce n’est qu’ensemble, institutions, société civile et partenaires techniques, que nous pourrons créer un avenir plus juste pour les enfants en conflit avec la loi », insiste Dr Chirezi FABRY.
Derrière les barreaux, des rêves qui tiennent encore debout
Cette incursion dans l’univers carcéral des mineurs au Gabon rappelle une vérité souvent oubliée : chaque enfant a droit à une seconde chance. La justice juvénile ne doit pas être synonyme de punition aveugle, mais d’un chemin vers la réinsertion.
À Libreville, derrière les murs gris de la prison, l’UNICEF a entendu battre un cœur encore plein de promesses.
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