Akanda, 6 août 2025 – Alors que le Parti Démocratique Gabonais (PDG) s’était engagé dans une dynamique de transparence, de démocratie interne et de rénovation politique en vue des élections jumelées de septembre-octobre 2025, les événements récents survenus dans le 1er Arrondissement de la Commune d’Akanda jettent une ombre inquiétante sur ce renouveau annoncé.

Réunis le 16 juillet dernier dans la salle de réunion du QG du Camarade Jean-Marie OGANDAGA, les militants et cadres du PDG du 1er Arrondissement ont procédé, dans la clarté et la cohésion, à la validation des propositions de candidatures issues de longues concertations fédérales. À l’unanimité, le Camarade Samuel MBOMBE avait été désigné tête de liste pour les élections locales, après des échanges constructifs, et conformément aux critères établis par le Parti lui-même.

Des critères piétinés par les « mains noires »
La surprise fut grande – et le choc immense – lorsqu’à l’annonce des investitures officielles, le Camarade Samuel MBOMBE, pourtant désigné en toute légitimité comme chef de file, a vu son nom rétrogradé, son rang manipulé, au profit de camarades dont la base politique est pour le moins inexistante, et dont la légitimité reste largement contestée.

Un vĂ©ritable affront Ă  l’intelligence collective des militants du 1er Arrondissement, qui avaient travaillĂ© avec mĂ©thode pour respecter les exigences de la Note de RĂ©fĂ©rence n°00067/PDG/SE/CAB du 30 mai 2025. Cette dernière imposait des critères clairs : probitĂ©, enracinement local, conformitĂ© administrative. Des principes aujourd’hui bafouĂ©s par des dĂ©cisions prises au sommet du SecrĂ©tariat GĂ©nĂ©ral du Parti, oĂą les vieilles habitudes, longtemps dĂ©criĂ©es, semblent refaire surface : favoritisme, arrangements de couloir, effacement de leaders au profit d’apprentis politiques sans assise rĂ©elle.

Le risque d’un désaveu populaire
Le malaise est palpable. À Akanda, nombreux sont les militants à s’interroger sur le bien-fondé de leur engagement si les décisions collectives peuvent ainsi être renversées au gré des influences obscures. La frustration est d’autant plus grande que l’équipe de base avait su travailler en synergie pour mobiliser les forces vives du Parti, notamment autour de la révision de la liste électorale et de la mise en place d’une coordination de pré-campagne structurée, réunissant 45 volontaires motivés.

Mais aujourd’hui, c’est la colère qui gronde, et avec elle, le risque d’une démobilisation massive, voire d’un vote sanction aux prochaines élections. La déstabilisation orchestrée par certains cadres du Parti risque de coûter cher, dans une commune où la reconquête de la confiance populaire exigeait justement une rupture avec ces pratiques de manipulation.

Le PDG à la croisée des chemins
Face à cette situation, une question s’impose : le PDG est-il prêt à sacrifier la volonté de sa base militante sur l’autel des ambitions personnelles ? La réponse à cette interrogation déterminera non seulement l’issue des élections dans le 1er Arrondissement, mais également la crédibilité du Parti à l’échelle nationale, alors que le pays entre dans une phase électorale sensible.

Car, dans un contexte où l’image du PDG avait commencé à se redresser grâce à une meilleure structuration interne et une communication politique rénovée, ces agissements viennent fragiliser l’édifice. Il est encore temps pour les instances supérieures de corriger le tir, de rétablir l’ordre démocratique interne et de respecter les choix des militants de terrain.

Le Camarade Samuel Mbombe, un homme de terrain et d’action, (images d’archives)@convergence A

À défaut, le naufrage annoncé à Akanda pourrait bien être le prélude à une défaite plus large, alimentée par l’érosion de la confiance, la perte d’adhésion, et l’épuisement moral de ceux qui croyaient encore en une politique juste et participative.

Au moment où la rédaction de convergence Afrique met cet article en ligne, il semblerait que le camarade Samuel Mbombe se prépare à donner un point de presse pour annoncer sa démission de ladite liste et du parti Démocratique Gabonais , dénonçant ainsi cette « mascarade ».

Nous y reviendrons !





Assistant Edu Gabon