Par la rédaction de Convergence Afrique | 10 août 2025

À un peu plus d’un mois des élections couplées prévues le 27 septembre 2025, l’agenda électoral gabonais connaît un nouveau rebondissement. Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann Immongault, a accordé un ultime délai de 48 heures aux candidats aux législatives et locales pour régulariser leurs dossiers incomplets. Une décision tombée ce dimanche 10 août, dans un communiqué transmis à la presse, qui remet un peu de souplesse dans une procédure électorale jusque-là menée au pas de charge.

Un geste d’ouverture, mais pas de passe-droit
L’annonce concerne uniquement les candidats ayant déjà déposé leur dossier dans les délais initiaux, mais dont certaines pièces manquaient à l’appel. À compter de ce lundi 11 août, et jusqu’au mardi 12 août à minuit, ces derniers pourront donc compléter leur dossier auprès des commissions électorales locales ou dans les représentations diplomatiques, selon leur lieu de dépôt initial.

« Il s’agit bien de dossiers déjà enregistrés par la Commission et non de prendre en compte de nouveaux dossiers de candidatures », a insisté Hermann Immongault, par ailleurs président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER). Une précision qui vise sans doute à couper court aux spéculations sur une possible ouverture déguisée de la période de dépôt des candidatures.

Rattrapage express avant le sprint final
Dans les rangs des candidats et des partis, cette annonce est accueillie avec un mélange de soulagement et de stress. Car si le temps est désormais compté, l’opportunité de régulariser les dossiers pourrait éviter à certains de voir leur candidature purement et simplement écartée pour des motifs administratifs.

« C’est un répit bienvenu. Mais deux jours, c’est très court, surtout pour ceux qui doivent encore réunir des pièces lourdes comme le casier judiciaire ou l’attestation fiscale », confie sous couvert d’anonymat un candidat indépendant dans la province de l’Ogooué-Maritime.

Une élection sous haute surveillance
Ces élections législatives et locales marquent un tournant important pour le Gabon, un an après la transition politique enclenchée par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). Elles sont scrutées de près, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’international, comme un test de crédibilité pour les nouvelles autorités.

La CNOCER, en première ligne dans l’organisation du scrutin, joue donc la carte de la rigueur… avec un soupçon de flexibilité. Reste à voir si ces 48 heures supplémentaires suffiront à combler les lacunes administratives des candidats mal préparés ou pressés par le calendrier.

Prochaine étape ? Le feu vert officiel de la Commission pour les listes définitives, avant le lancement d’une campagne électorale qui s’annonce animée, sur fond de renouveau politique et d’attentes citoyennes fortes.

À suivre…



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