À quelques semaines de la tenue du Plan National de Développement (PND) à Abou Dhabi, un vent de fronde souffle sur le paysage médiatique tchadien. Plusieurs médias électroniques, exclus de la couverture de l’événement, dénoncent une manœuvre opaque et « une atteinte grave au pluralisme de la presse ».
Réunis en point de presse ce 7 octobre à N’Djamena, plusieurs organes de presse en ligne ont haussé le ton. Objectif : dénoncer ce qu’ils qualifient d’exclusion arbitraire de la couverture médiatique du PND baptisé Tchad Connexion 2030, prévu du 10 au 11 novembre prochain à Abou Dhabi.
Derrière cette mise à l’écart, une association dénommée Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET), dont ces médias contestataires disent ne pas reconnaître la légitimité. « Cette structure non représentative a été favorisée dans le processus de sélection des journalistes qui couvriront l’événement. Dix médias seulement ont été choisis, sur des critères opaques et subjectifs », martèle l’un des porte-parole du collectif.
Un enjeu de visibilité nationale et internationale
Le PND Tchad Connexion 2030 est perçu comme une vitrine diplomatique et économique pour le pays, l’occasion de séduire investisseurs et partenaires internationaux. Pour les médias exclus, leur participation est cruciale pour garantir une couverture riche, variée, et surtout équitable. « Exclure les médias électroniques revient à museler une partie de la presse nationale qui joue pourtant un rôle central dans la sensibilisation et la transmission des enjeux du développement », déplore un responsable de publication présent au point de presse.
Depuis la transition enclenchée après le Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), la presse privée – et particulièrement numérique – s’est imposée comme un relais majeur des aspirations citoyennes. Elle a accompagné, souvent dans des conditions précaires, les étapes-clés du processus démocratique. Mais aujourd’hui, elle dit se sentir délaissée, voire marginalisée, au profit d’une élite médiatique jugée proche des cercles décisionnels.
Un appel aux hautes autorités
Dans leur déclaration commune, les médias signataires interpellent directement le chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, la primature, le ministère de la Communication, ainsi que la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA). Selon eux, seule la HAMA dispose de la compétence nécessaire pour reconnaître les organes de presse autorisés à exercer sur le territoire.
Ils appellent les organisateurs du PND à revoir les modalités de sélection des médias, afin de permettre une véritable inclusion médiatique. « En nous excluant, on restreint l’accès à l’information, on freine la liberté de la presse et on donne une image biaisée du pluralisme au Tchad », estiment-ils.
Vers une montée au front ?
En guise de conclusion, les représentants des médias exclus annoncent qu’ils ne comptent pas en rester là. « Des actions de grande envergure seront entreprises dans les jours à venir pour que la lumière soit faite sur cette exclusion injustifiée », préviennent-ils, laissant planer le doute sur d’éventuelles manifestations, recours juridiques ou campagnes médiatiques.
Alors que le PND se veut le catalyseur d’un Tchad nouveau, résolument tourné vers l’horizon 2030, cette polémique autour de la liberté d’informer vient rappeler que le développement ne peut se faire sans une presse libre, pluraliste et inclusive.
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