Alors que le procès inédit visant plusieurs anciens dignitaires du régime Bongo se déroule en direct à la télévision nationale, le pays s’interroge sur la portée et les conséquences de cette transparence judiciaire. Entre volonté de rupture, nécessité de rendre des comptes et préservation de l’image de l’État, les débats s’intensifient. Invité à réagir, le Président du réseau Fort Power Inter Association du Quatrième Pouvoir, Rodrigue Maïssa Nkoma, a livré une analyse nuancée, mêlant soutien à la justice et appel à la modération.

Un procès légitime, mais pas encore un verdict

Pour M. Maïssa Nkoma, l’existence même du procès ne souffre aucune contestation. Selon lui, la démarche est non seulement légale mais également nécessaire pour restaurer la confiance du peuple.

« La justice est rendue pour le peuple. Un procès est toujours le bienvenu. Mais ce n’est pas encore une condamnation : c’est une procédure. Et dans toute procédure, la présomption d’innocence demeure. »

Il insiste sur un point central : la justice doit suivre son cours, sans pression ni emballement médiatique.

La médiatisation, une arme à double tranchant

Si le Président de Fort Power reconnaît la valeur pédagogique de la transparence, il se montre critique quant à l’exposition publique des accusés. Selon lui, la diffusion intégrale du procès porte atteinte non seulement à la dignité de ceux qui comparaissent, mais également à l’image de l’État.

 « Voir des hauts responsables hier respectés exposés comme des enfants devant la nation… cela choque. Nous sommes des Bantous : le linge sale se lave en famille. »

Pour Maïssa Nkoma, certaines informations auraient dû rester dans le cadre strict des audiences à huis clos, au nom de la souveraineté nationale.

Risque pour l’économie ou signe de rupture ?

Interrogé sur les conséquences potentielles de cette médiatisation sur l’attractivité économique du Gabon, le responsable associatif se montre lucide :

 « Oui, la médiatisation peut inquiéter des investisseurs. Mais elle peut aussi rassurer en montrant que désormais, la gabegie est terminée. Avec la Cinquième République, qui s’y frotte… s’y pique. »

Une manière d’affirmer que le pays entre dans une nouvelle ère et que la lutte contre l’impunité est désormais un signal politique fort.

Pour une justice ferme mais pédagogique

M. Maïssa Nkoma ne se contente pas de critiquer : il propose une voie de sortie pacifiée. Selon lui, les personnes mises en cause devraient reconnaître leurs torts, présenter leurs excuses à la nation et restituer les biens acquis de manière illicite. Une démarche qu’il estime essentielle pour apaiser le climat national.

L’idée d’un pardon public, associé à une restitution volontaire, revient régulièrement dans son analyse.

Pour Rodrique Maïssa Nkoma, ce aprocès n’est pas seulement une affaire judiciaire ; il marque un moment clé du passage vers une nouvelle gouvernance. Dans ce contexte sensible, il invite à la prudence, à la décence et au sens du collectif.

 « Le peuple veut justice, oui. Mais il veut surtout paix et avenir. Que les démons du passé ne viennent pas hanter le futur. »

Visible ou discrète : quelle justice pour demain ?

Le débat reste ouvert : faut-il une justice transparente pour garantir l’exemplarité, ou une justice plus discrète pour protéger la stabilité nationale ? En portant cette réflexion, Rodrigue Maïssa Nkoma contribue à structurer un débat essentiel au moment où le Gabon redéfinit les bases de son avenir institutionnel.



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