Libreville, 24 janvier 2026.
Le collectif des familles des trente détenus préventifs transférés à la prison centrale de Makokou se dit aujourd’hui satisfait de l’évolution de l’information judiciaire relative à leurs proches. Cette avancée est notamment attribuée à l’engagement du juge d’instruction, qui s’est déplacé sur le site de Makokou en décembre 2025 pour superviser les procédures directement sur place.
Selon le collectif, cette intervention sur le terrain a permis de franchir une étape majeure de l’enquête, avec la réalisation des interrogatoires au fond et des confrontations entre les parties, ouvrant la voie à la conclusion prochaine de l’information judiciaire.
Les résultats de cette phase devraient permettre, selon le cadre légal, soit le renvoi de certains prévenus devant le tribunal de première instance de Libreville pour jugement, soit l’émission d’ordonnances de non-lieu ou d’acquittement pour ceux dont les charges ne sont pas établies.
Le collectif se déclare désormais rassuré quant à la situation de leurs proches et témoigne de sa confiance dans le déroulement impartial de la procédure, marquant un contraste net avec les inquiétudes exprimées auparavant au sujet de la lenteur du traitement judiciaire.
Rappelons que le 22 janvier 2026, le collectif s’était rendu au Palais de justice de Libreville pour obtenir des précisions sur l’avancée de l’affaire. Les informations reçues ont conduit à la suspension des démarches de protestation prévues initialement contre la lenteur judiciaire.
Dans la continuité de cette démarche, les familles ont été reçues le 23 janvier 2026 par le Procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Dr Eddy Narcisse MINANG. Ce dernier a insisté sur le respect strict des délais légaux de la détention préventive et a rappelé qu’aucun prévenu ne peut être maintenu en détention sans éléments à charge probants, incluant les six ressortissants gabonais parmi les trente détenus transférés. La rencontre a été qualifiée de « riche en échanges pédagogiques » par les membres du collectif.
Initialement incarcérés depuis décembre 2024 pour association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants et blanchiment de capitaux, les détenus voient aujourd’hui leur situation évoluer dans un cadre procédural respectueux de la légalité et de l’État de droit. Pour leurs familles, cette évolution démontre la capacité de la justice gabonaise à travailler avec rigueur, indépendance et responsabilité.
Gaël BOBOUAGNO LENGA, journaliste juridique et chroniqueur.
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