Le Gabon accélère sa stratégie d’indépendance alimentaire et regarde désormais vers l’Amérique latine pour transformer en profondeur sa production de poulets de chair. Du 8 au 13 mars 2026, une importante délégation gabonaise conduite par le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Lubin Ntoutoume, participe à la 26ᵉ édition de Expodireto Cotrijal, à Não-Me-Toque, au Brésil.

Ce rendez-vous, considéré comme l’un des plus importants salons mondiaux de l’agro-industrie, constitue pour Libreville une étape stratégique : identifier les technologies et les partenariats capables de faire basculer la filière avicole gabonaise dans l’ère industrielle.

L’objectif est clair. D’ici janvier 2027, date prévue pour l’interdiction de l’importation de poulets de chair, les autorités veulent mettre en place une production nationale capable de couvrir une large part de la demande locale.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les initiatives pour structurer la filière. Plusieurs centaines de fermes avicoles ont déjà bénéficié d’un accompagnement technique et financier, avec près de 6,8 milliards de FCFA mobilisés via le Fonds CATR.

Cette stratégie vise à réduire progressivement la dépendance du pays aux importations de poulet congelé et à bâtir une industrie agroalimentaire locale plus solide.

Si le Gabon regarde vers le Brésil, ce n’est pas un hasard. Premier exportateur mondial de viande de poulet, le pays sud-américain est devenu une référence en matière d’organisation industrielle et d’intégration de la filière avicole.

Pour Libreville, l’enjeu est de passer d’une production encore largement artisanale à un modèle moderne et compétitif, capable de soutenir durablement la croissance du secteur agricole.

Accompagné de l’ambassadeur du Gabon au Brésil, Jacques Michel Moudoute-Bell, le ministre Lubin Ntoutoume a rencontré plusieurs acteurs majeurs de la filière mondiale.

Les discussions ont porté sur plusieurs segments clés :

La génétique avicole, avec les groupes Cobb-Vantress et Aviagen, afin d’identifier des souches performantes adaptées au climat tropical.

Les équipements d’élevage automatisés, proposés notamment par Big Herdsman et Famsun.

La production d’aliments pour volailles, qui représente jusqu’à 70 % des coûts de production et constitue un levier décisif pour la compétitivité.

Les technologies d’abattage et de transformation, étudiées avec Marel et Baader.

La valorisation des sous-produits avicoles, grâce au savoir-faire de Haarslev et Mavitec, dans une logique d’économie circulaire.

La mission gabonaise ne se limite pas aux partenariats industriels. Des discussions ont également été engagées avec Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária (Embrapa), l’un des plus importants centres de recherche agricole au monde, ainsi qu’avec l’Associação Brasileira de Proteína Animal (ABPA).

Ces échanges pourraient déboucher sur des programmes de coopération scientifique et de transfert de compétences destinés à renforcer durablement les capacités agricoles du Gabon.

À terme, l’ambition des autorités est de bâtir une filière avicole nationale intégrée, capable de générer des milliers d’emplois directs et indirects, tout en réduisant la facture des importations alimentaires.

Dans un contexte où la sécurité alimentaire s’impose comme un enjeu stratégique pour de nombreux pays africains, Libreville espère ainsi poser les bases d’une industrie avicole moderne, compétitive et durable un pilier essentiel de sa souveraineté alimentaire.



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